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c3v Maison citoyenne - JOIGNY - YONNE

ARRETONS BARBIE, LA POUPEE RECIDIVISTE ! Barbie, Fisher Price ou Big Jim, même combat ! Je refuse - je signe et résiste...

30 Octobre 2013, 16:38pm

Publié par c3v maison citoyenne

Arrêtons Barbie, la poupée multirécidiviste

Jusqu'à 13 heures de travail par jour, sept jours sur sept, des dortoirs
surpeuplés, des produits toxiques manipulés sans protection, des millions
d'euros d'impayés... Notre organisation partenaire a enquêté en Chine et
fait de nouvelles révélations sur le cas "Mattel". Seule une mobilisation de
grande ampleur obligera le numéro un du jouet à prendre enfin des mesures
 
Bouton je signe 

Exigeons que Mattel respecte les droits humains
      dans sa chaîne d'approvisionnement  !

Les faits

Voilà près de 15 ans que nos partenaires chinois China Labor Watch

et SACOM(1) enquêtent sur les conditions de travail dans la chaîne

d'approvisionnement de Mattel en Chine. Bien que les investigations

soient difficiles(2), ils ont rassemblé des informations accablantes

montrant qu'au fil des ans, les mêmes violations des droits

humains se répètent. Pour autant Mattel ne prend aucune mesure

pour améliorer la situation.


Des millions d'euros d'impayés

D'avril à septembre 2013, le China Labor Watch a enquêté dans six

usines chinoises fabriquant des jouets pour Mattel et a constaté pas

moins de 18 catégories de violations de la loi chinoise ou de l'éthique.

Parmi celles-ci, l'une des plus choquantes est la spoliation des

employé-e-s d'une partie de leurs salaires alors que ceux-ci sont

déjà très insuffisants. Des employeurs « économisent » ainsi 13 %

du salaire de chaque employé-e en omettant de cotiser pour leur retraite

, bien que cela soit obligatoire. Au total, le China Labor Watch estime

que dans les six usines concernées par l'enquête, le montant des salaires

et cotisations impayées atteint 6 à 8 millions d'euros sur une année.

Rapporté aux dizaines de fournisseurs avec lesquels Mattel travaille en

Chine, ce chiffre atteindrait des dizaines de millions d'euros. Une situation

qui a poussé le personnel de l'usine de Baode, à Shenzhen, à se mettre

en grève en août 2013.

 

Salaires insuffisants, produits dangereux, dortoirs surpeuplés

 

Autres constats issus de l'enquête : les salaires sont insuffisants pour

permettre aux familles de vivre dignement. Les ouvrières et les ouvriers

sont donc contraint-e-s d'accepter jusqu'à 100 heures supplémentaires

par mois, des journées de
13 heures de travail, sept jours sur sept
pour améliorer leur quotidien.

Et même dans ces conditions, les salaires perçus restent inférieurs au

salaire moyen local. De plus, celles et ceux qui manipulent des produits

dangereux ne portent pas systématiquement d'équipement de protection

adéquat et les formations prévues par la loi sont le plus souvent bâclées.

Enfin, dans les périodes de pics de production des jouets de Noël, les

salarié-e-s sont logé-e-s dans des dortoirs attenants aux usines, à 8

ou 12 par chambre, dans une chaleur suffocante, sans intimité et

dans des conditions d'hygiène déplorables.

 

Mattel, la multinationale multirécidiviste

 

Alors qu'à la fin des années 2000, quelques usines avaient connu de

timides améliorations, l'enquête du China Labor Watch montre que dans

certains cas, la situation se dégrade à nouveau et est même pire

aujourd'hui qu'en 1998. C'est le cas dans l'usine de Merton où l'ONG a

enquêté à trois reprises. Dans un premier temps, la durée moyenne du

travail y avait baissée, passant de 12,5 à 11,5 heures par jour entre 1998

et 2009. Mais en 2013, il est apparu que le jour de repos n'était plus

garanti, ce qui crée une situation pire qu'auparavant

.

 

Numéro un du jouet avec des marques comme Barbie, Fisher Price ou

Big Jim, Mattel n'ignore rien de ces violations au sujet desquelles

Peuples Solidaires et ses partenaires l'ont interpellée à mainte reprises

des dernières années. Mais malgré les engagements officiels qu'elle

affiche en matière de responsabilité sociale, la multinationale continue

à tirer les prix et les délais vers le bas, au détriment de la dignité de celles

et ceux qui fabriquent ses jouets.

 

Signez cet Appel Urgent et diffusez-le à vos contacts !

Bouton je signe

Notes :
(1) Students & Scholars Against Coporate Misbehaviour (Association des

étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises)
(2) Pour rassembler des informations fiables, les enquêteurs et enquêtrices

doivent se faire embaucher dans les usines. Ils-elles risquent à tout

moment d'être démasqué-e-s.

 

ARRETONS BARBIE, LA POUPEE RECIDIVISTE ! Barbie, Fisher Price ou Big Jim, même combat ! Je refuse - je signe et résiste...

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