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c3v Maison citoyenne - JOIGNY - YONNE

Journée gaz de schiste en France - Grosse mobilisation - Des milliers de manifestants France / Europe - Photos et vidéos...

21 Octobre 2013, 05:00am

Publié par c3v maison citoyenne

De tous âges, originaires du sud de la France (Var, Hérault, Drôme et Ardèche), ils répondaient à l'appel de plusieurs collectifs +Stop aux gaz et huile de schiste+. Quelques-uns étaient venus du village de Zurawlow (sud-est de la Pologne) et de Balcombe (sud de l'Angleterre), deux sites concernés par l'exploitation controversée du gaz de schiste.

Plus de 2000 manifestants à Montélimard !

  MONTELIMAR, samedi 19 octobre 2013. Ces manifestations surviennent alors que le Conseil constitutionnel a validé le 11 octobre une loi de 2011 interdisant en France la fracturation hydraulique, technique utilisée pour exploiter les gaz et pétrole de schiste, adressant une fin de non-recevoir aux industriels.

"L'avis du Conseil constitutionnel nous soulage mais nous restons opposés à l'article 2 de la loi Jacob (de juillet 2011, ndlr) qui permet l'expérimentation. La vraie question, ce n'est pas seulement le gaz de schiste, c'est l'énergie carbonée responsable du réchauffement climatique", a déclaré à l'AFP Alain Volle, porte-parole des collectifs.

A Toulouse, 200 opposants venus du sud-ouest se sont retrouvés sur la place Arnaud-Bernard: "nous ne sommes pas maso-schistes", clamait une pancarte.

 

 

St. Claude (Jura)

Global Frackdown 2 : Saint‐Claude, capitale de la pipe, foyer de la contestation contre la fracturation hydraulique

A Saint-Claude, la manifestation à l'appel de collectifs franc-comtois et rhône-alpins a rassemblé de 2.000 à 2.500 personnes, selon les organisateurs, 1.500 selon les gendarmes.

Saint-Claude : les opposants au gaz de schiste dans la rue

Le cortège est parti après 14h30. 2000 à 2500 personnes selon les organisateurs, 1500 selon les gendarmes, se sont ainsi rassemblées à l'occasion de la journée mondiale contre le fracking (autrement dit la technique de fracturation hydrolique utilisée pour extraire le gaz de schiste).

  • Par Coralie Roland
  • Publié le 19/10/2013
Les manifestants se sont donnés rendez-vous à Saint Claude, dans le Jura. © France 3 Franche-Comté / I. Forboteaux
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
© France 3 Franche-Comté / I. Forboteaux Les manifestants se sont donnés
rendez-vous à Saint Claude, dans le Jura.

"Le gaz de schiste, on n'en veut pas, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd'hui, ni demain" pouvait-on lire sur certaines affiches des manifestants. 

Saint Claude : manif contre le gaz de schiste
Ils voulaient marquer les esprits... Ils semblent avoir réussi. Les collectifs de lutte contre le gaz de schistes et les forages d'hydrocarbure de Franche Comté et de Rhône-Alpes étaient rassemblés à Saint-Claude pour une journée de sensibilisation.
 
Ce rassemblement survient alors que le Conseil constitutionnel a validé le 11 octobre une loi de 2011 interdisant en France la fracturation hydraulique, technique utilisée pour exploiter les gaz et pétrole de schiste, adressant une fin de non-recevoir aux industriels.
© France 3 Franche-Comté / I. Forboteaux
Ciel clément pour les manifestants

Manifestation à Toulouse contre l’exploitation du gaz de schiste

Le collectif 32 Non au gaz de schiste et d’autres collectifs ou organisations du Sud-Ouest ont organisé ce rassemblement, dans le cadre de la Journée internationale contre la fracturation hydraulique

  • Raphael Ortiz
  • Publié le 19/10/2013
Près de 200 manifestants à toulouse © Eric Foissac France 3 Midi-Pyrénées
© Eric Foissac France 3 Midi-Pyrénées Près de 200 manifestants à toulouse
 

Près de 200 manifestants venus de plusieurs départements (Ariège, Aveyron, Aude, Corrèze, Dordogne, Gers,  Haute-Garonne, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Tarn-et-Garonne…) se sont rassemblés place Arnaud Bernard à Toulouse.
D’autres rassemblements se sont tenus en France ce samedi : Paris, Essonne, Seine-et-Marne Lille, Château-Thierry, Nancy, Strasbourg, Montélimar.

Ces manifestations surviennent alors que le Conseil constitutionnel a validé le 11 octobre une loi de 2011 interdisant en France la fracturation hydraulique, technique utilisée pour exploiter les gaz et pétrole de schiste, adressant une fin de non-recevoir aux industriels.

L'avis du Conseil constitutionnel soulage les opposants à la fracturation hydraulique mais ils restent opposés à l'article 2 de la loi Jacob (de juillet 2011, ndlr) qui permet l'expérimentation.
La vraie question ce n'est pas seulement le gaz de schiste, selon eux, c'est l'énergie carbonnée responsable du réchauffement climatique.

Vidéo : le reportage de Francois Ollier et Eric Foissac

Roumanie/gaz de schiste: un millier de manifestans contre Chevron


PUNGESTI (Roumanie) - Un millier de personnes ont protesté samedi à Pungesti (nord-est de la Roumanie) contre l'extraction des gaz de schiste, appelant la compagnie américaine Chevron à partir, a constaté un correspondant de l'AFP.

Chevron go home! ou encore Je refuse, je résiste, non aux gaz de schiste, ont scandé les manifestants, dont des villageois habillés en costume populaire et des militants écologistes venus de plusieurs départements de Roumanie.

Les habitants de Pungesti se relayent depuis lundi pour empêcher les engins de chantier de Chevron d'accéder au site où la compagnie compte creuser le premier puits d'exploration.

Chevron a obtenu en juillet des permis d'exploration du gaz de schiste dans trois villages de cette région pauvre du nord-est de la Roumanie avec, à terme, l'ambition de l'extraire.

 

La Pologne exploite beaucoup son gaz de schiste

Cette ressource est fortement critiquée par les populations des régions concernées car la technique de forage polluerait l'eau et la terre.

Des villageois roumains font plier un géant du pétrole

 
En quelques heures, les manifestants de Pungesti se sont retrouvés au cœur d'une tempête médiatique. Photo publiée sur Facebook.
 
L’affaire n’est pas terminée, mais pour les habitants de Pungesti, c’est déjà une petite victoire. Jeudi 17 octobre, devant la résistance acharnée d’une poignée de villageois, l’entreprise pétrolière américaine Chevron a décidé de suspendre temporairement ses activités d’exploration de gaz de schiste dans cette localité de l’est de la Roumanie. Une bataille remportée grâce une stratégie médiatique bien huilée.
 
L’histoire de Pungesti, c’est un peu la version roumaine de David contre Goliath, celle d’un géant du pétrole américain contre quelques centaines de villageois. Tout commence en 2011, lorsque Chevron obtient du gouvernement roumain le droit d’exploiter le gaz de schiste dans le département de Vaslui, dans l’est du pays. L’entreprise fait l’acquisition de 600 000 hectares de terrain, dont une partie autour de Pungesti.
 
Le gouvernement a beau mettre en avant les répercussions positives en matière d’indépendance énergétique et d’emploi, les villageois de Pungesti s’opposent à ces travaux d’exploitation. Car une ONG est venue à plusieurs reprises les informer sur la menace potentielle que représente sur l'environnement la méthode d’extraction, la fracturation hydraulique. Bien qu’elle soit employée dans l’industrie pétrolière depuis la fin des années 1940, cette technique est en effet sujette à controverse. On lui reproche notamment l’énorme quantité d’eau nécessaire et des risques de pollution des nappes phréatiques dus aux produits chimiques utilisés.
 
Alors ce lundi 14 octobre, quand les ouvriers de Chevron arrivent avec leurs engins de chantier pour commencer les travaux d’exploration, ils trouvent face à eux quelque 500 habitants bien décidés à empêcher l’accès au champ où doit être creusé le premier puits. Pendant deux jours, ils se relaient, couchés dans la boue ou se tenant par la main pour former une chaîne humaine. Jusqu’à ce mercredi, où les événements s’accélèrent.

"Avant la fin de la journée, tous les médias en parlaient"

George Epurescu est chercheur en physique à Bucarest. Il est l’un des leaders des opposants au projet d’exploitation.
 
Mercredi, 200 gendarmes ont pris position à Pungesti. Ils ont été renforcés dans l’après-midi par une centaine d’autres. La grande majorité des manifestants étaient du village. Les autres étaient des activistes des villes alentours, des gens qui ont l’habitude de ce genre de manifestation, qui savent comment s’organiser et qui n’ont pas peur face aux forces de l’ordre.
 
 
 
Sur la page Facebook Pungesti Live sont publiées photos et vidéos de la manifestation.
 
La manifestation a été diffusée en direct sur Internet, nous avons publié des photos et des vidéos sur Facebook et nous avons alerté les médias. Une marche de soutien a été organisée à Bucarest, rassemblant 3 000 personnes qui ont convergé vers les locaux des autorités et des partis impliqués dans l’accord avec Chevron. Une autre, plus modeste, a eu lieu à Cluj-Napoca. Les journalistes ont commencé à contacter les autorités pour les faire réagir. Alors qu’avant mercredi, personne n’avait entendu parler de Pungesti, l’affaire s’est transformée en quelques heures en un gigantesque scandale. Avant la fin de la journée, tous les médias en parlaient.
 
Cette pression médiatique a contraint Chevron à quitter le village avec tous ses équipements. Les gendarmes sont partis aussi. Les protestataires continuent d'occuper le terrain, mais maintenant, je pense que l’affaire va surtout se jouer au niveau politique et judiciaire.
 
Pour nous, c’est tout de même une petite victoire. Il y a deux semaines, nous avions décidé, de Bucarest, d’organiser un rassemblement à Pungesti à la date du 19 octobre. Cela a certainement encouragé les villageois à ne rien lâcher. Ce sont des gens qui n’ont rien à perdre, alors c’est très compliqué de les battre.
 
Article écrit avec la collaboration de François-Damien Bourgery (@FDBourgery), journaliste à FRANCE 24.
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