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c3v Maison citoyenne - JOIGNY - YONNE

MARINALEDA: Le maire sous les verrous !!! - l’ardente impatience, documentaires vidéo -

11 Décembre 2013, 06:53am

Publié par c3v maison citoyenne

Quatre dirigeants du syndicat des travailleurs andalous SAT ont été condamnés à sept mois de réclusion. Parmi eux, le charismatique maire de Marinaleda, Juan Manuel Sánchez Gordillo, qui est aussi élu au Parlement.

Le maire révolutionnaire de Marinaleda est, pour reprendre les termes du quotidien britannique The Guardian, l’homme qui a transformé le petit village défavorisé de Marinaleda en « utopie communiste ». En 2012, le village connaissait un  taux de chômage de 5 %, alors qu’à la même époque le reste de l’Espagne affichait un taux de 25 %.


  La semaine dernière, la Cour suprême d’Andalousie a également condamné le secrétaire général du syndicat SAT, Diego Cañamero. Les deux hommes sont poursuivis pour avoir occupé le domaine Las Turquillas durant l’été 2012. Cette finca est une propriété publique, le ministère de la Défense n’utilise que 20 des 1 200 hectares de cette propriété pour un haras, le reste est laissé en friche. En 2010 déjà, même le parti de droite Partido Popular (PP) avait reproché que seules 25 personnes étaient employées sur cette propriété, alors qu’une gestion saine et efficace générerait au moins 800 emplois. L’Andalousie est l’une des régions les plus touchées par le chômage en Espagne, avec un taux de 35,9 % selon les derniers chiffres officiels. 


  « Nous avons un problème, et ce problème c’est le capitalisme », a déclaré le maire Sánchez Gordillo le 11 novembre dernier lors d’une assemblée à Grenade, à l’ouverture du procès. « Ce qu’il faut c’est une véritable lutte anticapitaliste, à la fois révolutionnaire et capable d’ébranler le système. »

Sur les 54 membres du syndicat assignés à comparaître, quatre ont été condamnés à une peine, les cinquante autres ont été acquittés. 


  Le SAT est connu pour ses actions spectaculaires. L’an dernier, le syndicat a fait la Une des journaux espagnols pour avoir mené dans les supermarchés une action de confiscation symbolique et avoir redistribué les aliments aux familles démunies. A plusieurs reprises, le syndicat a occupé des terres agricoles à l’abandon pour réclamer leur redistribution aux paysans sans terre. Depuis mai 2012, le syndicat occupe le domaine Somontes à Cordoue et y a créé une coopérative qui cultive des fruits et des légumes revendus sur les marchés locaux des alentours.

Photographier des agents de police : interdit !

Le gouvernement espagnol et le parlement, dominé par une majorité absolue du Partido Popular (PP), ont décidé de durcir le Code pénal contre ce type d’actions en particulier, mais aussi contre les simples manifestations. Ils ont proposé l’insertion d’au moins 16 nouveaux délits dans le Code pénal pour réprimer la protestation sociale. Ainsi, photographier des agents de police lors d’une manifestation sera désormais passible d’une amende d’un demi-million d’euros. Participer à une manifestation non autorisée devant le Congrès ou tout autre bâtiment public sera puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 600 000 euros, même si cette manifestation est pacifique. 


  Avec ces nouvelles mesures, le gouvernement espagnol espère empêcher que d’autres manifestations comme celle du 25 septembre 2012 puissent avoir lieu. Pour rappel, ce jour-là, des milliers de personnes ont participé à un blocage symbolique du Congrès et réclamé la démission du gouvernement. L’intervention brutale de la police a été filmée par de nombreuses caméras de télévision et téléphones portables. Des images choquantes montrent les forces de l’ordre poursuivant des manifestants dans la gare Atocha et tirant sur eux des balles en caoutchouc à l’intérieur du bâtiment. Plusieurs plaintes ont été déposées, mais, plutôt que d’enquêter, le ministre de l’Intérieur, Jorge Fernández Díaz, a invité un inspecteur des forces de l’ordre à se pencher sur un durcissement du droit pénal. 


  A l’avenir, ce ne sont plus les brutalités des agents qui seront punies, mais les journalistes et les manifestants qui les photographient. 


  A l’avenir, toute manifestation sur un monument ou un immeuble public sera interdite. Greenpeace, connue pour ce genre d’actions spectaculaires, a déjà réagi. La semaine dernière, les activistes de l’ONG ont déployé sur l’immeuble de l’entreprise pétrolière Shell à Madrid une banderole de 315 m2 pour protester contre « la limitation du droit de protester pacifiquement ».

 

Source : Solidaire

Chômage - Marinaleda - Sindicato Andaluz de trabajadores

Marinaleda : l’ardente impatience, un documentaire de Dominique Gautier et Jean Ortiz

Existe-t-il des expériences concrètes d’alternatives au modèle néolibéral en Europe ?

Depuis 1979, la municipalité andalouse de Marinaleda et son maire emblématique, Juan Manuel Sanchez Gordillo, développent des politiques à contre-courant du modèle dominant : démocratie participative, réforme agraire, agroécologie, quasi gratuité des services publics et du logement, défense des droits des migrants, etc.

Dans ce documentaire attentif, Dominique Gauthier et Jean Ortiz donnent la parole aux habitants, aux usagers, aux citoyens engagés de cette localité européenne à nulle autre pareille.

Marinaleda, un village en utopie

 

DIEGO CAÑAMERO VALLE,

                  un révolutionnaire andalou.

Il est le leader historique des dizaines de milliers d'ouvriers agricoles andalous, sans terre. En Andalousie, 3% des propriétaires possèdent plus de50% des terres cultivables.

Diego Cañamero Valle a fondé en 1977 le Syndicat des Ouvriers Agricoles (SOC en espagnol), qui s'est battu bec et ongles pour exiger une réforme agraire, qui reste toujours à faire Aujourd'hui, Diego dirige le Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT).

Il a été emprisonné sous tous les régimes : dictature franquiste, gouvernements socialistes du PSOE et de droite du Parti Populaire. Il a été arrêté une cinquantaine de fois, souvent tabassé, et traduit en justice à une soixantaine de reprises.

Devant la répression qui frappe le Syndicat et les ouvriers agricoles, il s'est déclaré en 2010 "insoumis judiciaire". Pour avoir occupé une propriété agricole improductive du Ministère de la Défense, Las Turquillas, et organisé une opération coup de poing dans des supermarchés pour attirer l'attention sur la pauvreté grandissante en Espagne, il risque d'être condamné à 4 ans de prison.

L'homme est un roc, un militant de ceux qui n'abdiquent jamais, un résistant.

Nous exigeons l'annulation des poursuites à son encontre.

SOLIDARITÉ avec Diego et ses camarades! La terre est un bien commun.

Le 21 octobre 2013, vers 19h, le leader syndical des salariés, des exclus, des paysans, des "sans terre" andalous, a été capturé, comme au temps du franquisme, lors d’un guet-apens tendu par la garde civile, à hauteur de Alcala del Rio, alors qu’il rentrait d’une assemblée syndicale à Burguillos.

Le syndicaliste a été transféré comme un malfaiteur à la caserne Montequinto de la garde civile, et sera mis aujourd’hui 22 octobre "à disposition" du Tribunal n°4 de Utrera, d’une justice de classe, qui le poursuit une nouvelle fois sans doute comme à l’accoutumé pour "occupation illégale de terres"(improductives), opérations de réquisition sociale dans des supermarchés.

Dans une Andalousie où de nombreuses familles ont désormais faim, où la terre est monopolisée par une poignée de grands propriétaires, où le taux de chômage atteint 37% de la population active (57% chez les jeunes), où des milliers de familles sont chassées de leurs logements par l’éclatement de la "bulle spéculative immobilière", où les banques s’empiffrent, les actions du SAT et de son porte parole, victime depuis les années soixante d’une cinquantaine de procès, de dizaines d’arrestations, d’emprisonnements répétés, d’une véritable chasse à l’homme, sont légitimes. Les pauvres, les chômeurs, les salariés, les précaires, les ouvriers agricoles, exercent pacifiquement avec le SAT leur droit à la légitime défense sociale.

 Dans une Espagne saignée par les "recortes"(coupes drastiques) massifs, brutaux, imposés par le FMI, la BCE, la Banque mondiale, , l’Union Européenne...où les délinquants "en col blanc", des dirigeants et élus du néo-franquiste "partido popular", sont impliqués dans d’énormes scandales politico-financiers portant sur des centaines de millions d’euros, et paradent cyniquement en toute liberté, où des membres de la famille royale ont trempé dans des affaires de corruption, de détournements de fonds publics,en toute impunité, l’arrestation d’un syndicaliste (à l’éthique exemplaire), pionnier de Marinaleda, qui lutte depuis des décennies, corps et âme, pour les libertés, les droits des exploités, la justice sociale, est intolérable. Elle porte atteinte à la démocratie.

Liberté pour notre camarade Diego Canamero Valle !.

Messages de soutien à envoyer à : marigarci62@hotmail.com

Jean Ortiz
Universitaire, Pau (France)

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