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c3v Maison citoyenne - JOIGNY - YONNE

FORT DE VAUJOURS - Suite... - INVENTAIRE DU NUCLEAIRE DANS LE MONDE POINT PAR POINT...

19 Juin 2014, 14:54pm

Publié par c3v maison citoyenne

FORT DE VAUJOURS : L’irresponsabilité totale des services de l’Etat

 
Le 17 février 2014, des associations du collectif "Sauvons la Dhuis" ainsi qu’Ile de France Environnement ont adressé un courrier officiel au ministre de la défense. Pour des raisons de sécurité et de santé publique, il était demandé au ministre de transmettre les informations détaillées permettant la localisation précise de l’ensemble des ouvrages susceptibles d’être contaminés en profondeur d’un point de vue radiologique, chimique et pyrotechnique.
 
Manifestation du 17 Mai 2014
Manifestation du Collectif "Sauvons la Dhuis" en date du 17 Mai 2014
Ce courrier avait donc pour objectif d'obtenir des informations précises sur la localisation et la nature des pollutions liées aux expériences qui ont été réalisées sur le Fort de Vaujours pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises de 1955 à 1997.

En effet, ces expérimentations réalisées par la Direction des Applications Militaires (DAM) du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) pour le compte de l'armée française sont toujours frappées du secret défense.

Depuis la fermeture du Centre d'Étude de Vaujours, le CEA n'a cessé de fournir des informations fragmentaires, contradictoires ou volontairement erronées mises à mal par toute une série de documents officiels et officieux, des vidéos et des entretiens d'époque, des rapports d'expertises indépendants dont notamment ceux de la CRIIRAD, ainsi que de nombreux témoignages d'anciens travailleurs du site.

Ces sources multiples, convergentes et souvent irréfutables ont permis de révéler :

Nous voulions que le ministère de la défense s'engage enfin à révéler au public toute l’étendue des expérimentations réalisées sur le Fort de Vaujours.
 
Fort2Vaujours_25022014_FrontonFort_Web.jpg
Les mesures de radioactivité du 25/02/2014 qui ont démontré officiellement que le Fort de Vaujours est toujours contaminé à l'Uranium.

Près de 4 mois après notre courrier, la réponse du ministère de la défense donne un quitus total aux activités du CEA en oubliant ou ignorant consciemment tout ce qui s’est passé sur le Fort de Vaujours de 1955 à 1997, en prétextant que cela n’est pas de sa responsabilité.

Le CEA est un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC); à ce titre il dispose d’une autonomie financière et administrative, mais l’Etat ne peut se soustraire à sa responsabilité quant aux risques et nuisances liées aux activités de cet organisme public de recherche scientifique sur le Fort de Vaujours.
 
Le ministère de la défense assure dans ce courrier que le CEA a toujours fait preuve de la plus grande transparence. Il déclare notamment que de nombreuses informations sont consultables sur internet et ose citer en exemple le site internet de Placoplâtre dédié à la communication autour de leur projet d’exploitation des sous-sols du fort !!!

Donner en exemple, un site internet de la société Placoplâtre pour l’obtention d’informations objectives sur le sujet, ne trompe plus sur les ramifications de cette société privée jusqu'au sommet de l'État français au point d’influencer les positions officielles du ministère de la défense.

Pour finir, le ministère botte en touche et nous demande de nous rapprocher des préfectures et de continuer de participer aux commissions stériles organisées sur le sujet depuis 2011, tandis que le 25 février dernier, il a été démontré que le site était toujours contaminé à l'uranium et que Placoplâtre a entamé depuis, sans état d'âme, la destruction du fort avec un protocole, rejeté par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), qui n'apporte pas de garanties suffisantes pour la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Cette réponse écrite est indigne d'un ministère de l'État Français et d'un pays "démocratique" tel que la France, elle démontre un abandon total des services de l'État pour la préservation de la santé des travailleurs et des populations des villes riveraines (Courtry, Coubron, Vaujours et Villeparisis) au profit des intérêts économiques d’une société privée.

>> Lien vers le courrier du ministère de la Défense - page 1

>> Lien vers le courrier du ministère de la Défense - page 2

Une Commission de Suivi de Site (CSS) autour du Fort de Vaujours a été créée par les préfectures de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis. Une première réunion aura lieu, le 02 Juillet 2014 à Melun. Il convient de préciser que la ville de Melun est située à plus de 60 kms du Fort de Vaujours et nombreux sont ceux qui déjà en vacances ne pourront y participer !!!
Le collectif "Sauvons la Dhuis" ainsi que la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) en ont été exclus tandis que la société Placoplâtre pourra se faire assister d'experts du CEA et l'Autorité de Sûreté Nucléaire de techniciens de l'IRSN !!!

Cette commission a été voulue par le ministère de l'environnement et les préfectures ont choisi délibérément de ne pas inviter les acteurs majeurs de ce dossier qui "dérangent".

Cette nouvelle manœuvre des services de l'État Français pour enterrer ce dossier au profit des intérêts d'une société privée est tout simplement inqualifiable, il n'y a pas d'autres mots.

>> Lien vers le document de constitution de la Commission de Suivi de Site du Fort de Vaujours - AI_CSS_Fort_de_Vaujours_18_juin_2014.pdf

Le collectif "Sauvons la Dhuis" exige donc toujours la levée immédiate du secret défense sur les activités du CEA sur le fort de Vaujours de 1955 à 1997, l'arrêt immédiat des démolitions en cours et l'abandon définitif du projet d'exploitation du site par la société Placoplâtre, filiale du Groupe Saint-Gobain.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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Chapitre premier (pour vous allécher !)

Les accidents:

Liste chronologique des accidents et incidents graves survenus sur un réacteur

Le rapport WASH-740, dit "rapport Brookhaven", de 1957 sur les conséquences d'accident majeur dans les centrales nucléaires (et sa mise à jour WASH-1400)

Kyshtym, les recherches de Jaurès Medvedev confirment la catastrophe nucléaire:
- Enfin une demie-vérité sur l'autre Tchernobyl
- Les causes du désastre de 1957
- Tcheliabinsk sort de quarantaine (voir carte)

Windscale, une passoire rebaptisée Sellafield:
- L'incendie de 1957
et un documentaire vidéo de 50 mn en RealVidéo 21 kb qui explique le rôle de l'usine et les circonstances de l'accident.
- La fuite de 1973
- Le site le plus polluant d'Europe

- Les enfants maudits de Sellafield
- Dents de lait au plutonium

Les bombes atomiques perdues:
- Caroline du Nord, USA, 1961
- Palomares, Espagne, 1966 où 4,5 kg de plutonium sont dispersés sur 250 hectares (sachant, que 1/1 000 000 ème de gr de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer).
- Thulé, Groenland, 1968, plus de 3 kg de plutonium sont dispersés.

3 janvier 1961: Excursion nucléaire du petit réacteur à eau SL-1 du centre d'essais d'Idaho (USA), trois morts, plusieurs irradiés à quelques dizaines de rem.

Les "Tchernobyl" sous-marins
(Lire: Place aux fossoyeurs atomiques ! Reader's Digest, juin 1958, en PDF)

Les chutes de satellites:
-
21 avril 1964, un satellite américain Transit se désintégre dans l'atmosphère saupoudrant de plutonium 238 l'atmosphère au nord de Madagascar.
- 18 mai 1968 le satellite américain Nimbus B-1 tombe à 100 m de profondeur, près de Santa-Barbara, avec son générateur nucléaire SNAP-19 (il a été récupéré).
- 11 avril 1970, un générateur SNAP-27 contenant 1 650 000 gigabecquerels de plutonium 238 et appartenant à un module de la mission Apollo tombe au sud des îles Fidji, par 6 000 m de profondeur.
- 24 janvier 1978, chute de Cosmos 954, (Sciences & Avenir n°373, mars 1978, en Pdf) ce satellite est équipé d'un réacteur nucléaire.
La même année on révèle un accident survenu en 1969 dans l'Himalaya, la CIA a dû y abandonner un dispositif nucléaire lui permettant d'espionner la Chine, lequel a peut être pollué les sources du Gange.
- Février 1983, le satellite soviétique Cosmos-1402 avec un réacteur nucléaire d'une radioactivité estimée à 1 000 000 de gigabecquerels, tombe à 1600 km à l'est des côtes brésiliennes.

Grenoble 1974, première fuite en ville, Sciences & Avenir n°360, février 1977, en Pdf.

12 février 1975. Accident de transport, 2 fûts contenant de l'Uranate de Sodium se sont répandus sur la N. 113 près de Béziers. Une simple ridelle a lâché, et les 2 fûts sont tombés sur le bitume, des voitures ont continué à rouler sur le liquide verdâtre... Une personne aurait été sérieusement contaminée. (On a dit: Pas de danger, l'Uranate de Sodium est peu radioactif, cependant on a du détruire 200 à 300 mètres de route.)

Three Mile Island, 28 mars 1979:
- TMI déjà 31 ans

(Le Monde titrait alors un éditorial sur Three Mile Island en première page « Le pépin »)
- TMI, analyse et impact
- TMI, transcription des entretiens des membres de la NRC (1ère partie ; 2ème partie ; 3ème partie)
- La leçon de Harrisburg
TMI c'est entre 2 et 100 cancers parmi la population, et environs 242 morts supplémentaires parmi les enfants nés en Pennsylvanie et 430 pour l'ensemble du Nord-Est des Etats-Unis. On apprit, plusieurs années après que l'accident fut un "mishap" (un raté) comme disent les américains, à moins d'une heure près, la fusion du coeur aurait pu être totale.

13 mars 1980... fusion de 20 kg du coeur de Saint-Laurent, concéquence: il y a du plutonium dans la loire.

Décembre 1980 à Damascus (Arkansas - USA) sur un site militaire de missiles nucléaires, une fusée Titan II explose à la suite d'une fuite de carburant et le premier étage se désintégre. Un opérateur meurt sur le coup et la contamination des environs du pas de tir nécessite d'importantes opérations de nettoyage, impliquant une centaine de personnes pendant plus d'un mois.

La page spéciale Tchernobyl (1986):
-
L'industrie nucléaire soviétique vue par les promoteurs occidentaux de l'industrie nucléaire
, idem pour les RBMK dans le bulletin de l'AIEA (avant Tchernobyl)
- Une explosion atomique d'une puissance de 3 à 5 Mégatonnes pouvait-elle se produire à Tchernobyl ?
- Un premier bilan sanitaire présenté par les soviétiques (Annexe 7 du rapport de l'AIEA, Vienne, août 1986, en Pdf 3,3 Mo)
-
Des structures écrans au service du nucléaire
- Quelques faits dérangeants

- Tchernobyl le pire est à venir
- Interview de Vassili Nesterenko
- Interview de Yuri Bandazhevsky, (l'ex-prisonnier de Tchernobyl)
- Tchernobyl déjà des leucémies (Le généraliste, mai 1990)
- Quelques indications sur la situation sanitaire en Bélarus, Ukraine et Russie
- Les radiations nous font vieillir
- Le point de vue d'une généticienne sur les conséquences sanitaires en Bélarus
- Responsabilités occidentales dans les conséquences sanitaires de la catastrophe
(Translate)
- Dysfonctionnements et mensonges des services de l'État en France (dossier en PDF)
-
Erreur ou manipulation à propos du dossier IPSN de 1998 ?
- Effets sur la santé en France

Le point final concluant les enseignements de Tchernobyl peut se trouver dans Le Monde du 28 août 1986 citant M. Rosen, le directeur de la sûreté nucléaire de l'AIEA, qui déclare à la conférence de Vienne d'août 1986 : "Même s'il y avait un accident de ce type tous les ans, je considérerais le nucléaire comme une source d'énergie intéressante. "
Il ne faut donc pas oublier à chaque fois que cette Agence intervient dans les questions nucléaires, que c'est à un promoteur du nucléaire qu'on a affaire !

12 janvier 1987 un réacteur de Saint-Laurent-des-Eaux a failli bruler...

Goiania: plus de 1 000 victimes reconnues dans l'accident de 1987 (les risques du "petit nucléaire" sont trop souvent négligés, lire: Goiania en France de Perline [en Pdf], ces risques sont pourtant connus depuis longtemps, lire ce texte d'avril 1943 [en PDF] Science et Vie n°308)

19 octobre 1989: feu à la centrale de Vandellos (Espagne)

6 avril 1993: Tomsk-7

L'accident de Monju en 1995

Enseignement à tirer de l'accident du 11 mars 1997 survenu à Tokaï-Mura

Feu vert de Tokyo au redémarrage du retraitement à Tokaï-Mura (juin 1999)

L'accident de 1999 à Tokaï-Mura

La confiance des japonais dans le nucléaire est à nouveau ébranlée

Le risque inondation des centrales nucléaires françaises: 16 sites sur 19 sont concernés !

Le Blayais, très près de l'accident majeur

La lettre qui accuse: Depuis 2 ans, EDF savait la centrale du Blayais inondable mais différait le rehaussement de sa digue de protection.

11 mars 2011 : Fukushima Daiichi

Qui pense encore que l'accident nucléaire est impossible en France alors que les autorités s'y préparent ?
Des scénarios de gestion existent depuis quelques années pour la phase d'urgence, confinement, prise d'iode stable, évacuation, exercices de crise dans les localités proches des réacteurs.
L'élément nouveau c'est l'élaboration pour des territoires dont le sol serait durablement contaminé après la fin des rejets, d'une stratégie de gestion post-accidentelle à long terme. On a désormais des informations sur l'avancement de ce programme dit
CODIRPA, et l'esquisse de la doctrine qui le sous-tend.
Lire le dossier de Bella Belbéoch:
La gestion post-accidentelle d'une urgence radiologique sur une de nos installations

Panorama des catastrophes à venir

Le nucléaire "roule" sans assurance

Un accident grave tous les 6 ans ?

Les comprimés d'iode

Les exercices bidons de "simulation d'accident" nucléaire

Liste chronologique des accidents du travail (et des pertes de sources radioactives...):

-
L'accident d'irradiation de Forbach

- Les accidents survenus avec des générateurs électriques de rayonnements

Les accidents de radiothérapie

Trouvé sur

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/frame143445.html

http://fleaunucleaire.wordpress.com/nucleaire-fleau-de-lhumanite/

http://fleaunucleaire.wordpress.com/nucleaire-fleau-de-lhumanite/

Carte mondiale sur

http://fleaunucleaire.wordpress.com/nucleaire-fleau-de-lhumanite/

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