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c3v Maison citoyenne - JOIGNY - YONNE

Gaz de schiste : Courriers des Asso. - Laurent Grisel - Tom Roberts - EE.Les Verts - Yonne Nature Environnement - Des réponses imparables

14 Octobre 2014, 14:21pm

Publié par c3v maison citoyenne

CONSULTATION PUBLIQUE TERMINEE

 

LA SUITE SUR LA PETITION DEPARTEMENTALE CONTRE LES GAZ & HUILE DE SCHISTE DANS L'YONNE ET AILLEURS :

<PETITION>

 

 

 

 Vous trouverez dans cette page,

les courriers et les arguments contre les recherches de gaz et huile de schiste des associations

ainsi que ceux de Laurent GRISEL et de Tom ROBERTS et autre :

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EELV Bourgogne par François Lotteau

NON AUX GAZ DE SCHISTE EN BOURGOGNE !

imagesLe projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte est actuellement débattu à l'Assemblée nationale. Il doit tracer l'avenir énergétique de la France à l'horizon 2025 afin de garantir l'indépendance énergétique, de lutter contre le réchauffement climatique et de faire émerger un modèle plus sobre.

 

Dans ce contexte, EELV Bourgogne dénonce le double langage du gouvernement. Malgré les annonces de la Ministre de l'écologie et du développement durable qui réaffirme le maintien du moratoire sur les gaz de schiste, son ministère organise, en parallèle, une consultation publique sur des demandes de permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux en France et notamment dans 45 communes de l'Yonne entre Cézy et Dicy.

Au delà de la dangerosité avérée de l’extraction des gaz de schiste (pollution irréversible des nappes phréatiques, séismes, dégradation des paysages), la méthode est douteuse.

La participation du public via un site internet est restrictive. Elle est en rupture avec les ambitions du gouvernement qui depuis 2 ans a souhaité organiser un vaste débat public ouvert à tous.

EELV Bourgogne interpelle les autorités publiques pour qu'elles clarifient leur position et mettent en cohérence leur communication et leurs actes.

Enfin, dans la droite ligne des vœux portés par les élus EELV, et adoptés par le Conseil Régional de Bourgogne en mars 2011 et mars 2013, EELV Bourgogne demande :

  •    - à la Ministre de l’Écologie et du Développement durable d’appliquer strictement  la loi du 13 juillet 2011 qui interdit, sur le territoire national, l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et abroge les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique en refusant ces permis d’exploration pour protéger l’environnement et la santé des citoyens, plus précieux que les intérêts des multinationales du pétrole.

 

  • que la loi sur la transition énergétique exclue toutes les énergies fossiles, sans possibilités de régimes dérogatoires y compris pour les gaz de schiste, au profit des économies et de la performance énergétique et du déploiement des énergies renouvelables sur le territoire.

 

François Lotteau, pour le bureau régional EELV Bourgogne

http://bourgogne.eelv.fr/2014/non-aux-gaz-de-schiste-en-bourgogne/

 

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Lettre adressée par Laurence Abeille, député EELV à Ségolène Royal sur le permis Cézy-Dicy;


Mme Laurence Abeille alerte Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la mise en consultation de permis de recherche d'hydrocarbures.
Le ministère de l'Ecologie a mis en consultation en septembre, plusieurs nouveaux projets d'attribution de permis de recherche d'hydrocarbures conventionnels, qui font suite à quatre projets dont la consultation a pris fin le 22 septembre.
Si  la consultation précise que, conformément à la loi de 2011 sur l’interdiction de l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique, «  le pétitionnaire s’est engagé à ne pas avoir recours à la technique de la fracturation hydraulique », la contestation monte pourtant, notamment pour les permis de Cézy et de Dicy dans les départements de l'Yonne et du Loiret.
L’attribution de ces permis, même s’ils portent sur la recherche d’hydrocarbures conventionnels, permettent évidemment la recherche de gaz de schiste, ce qui ouvrirait à terme la voie vers l’exploitation de cette ressource polluante. Lors de la discussion du projet de loi de transition énergétique le 6 octobre à l’Assemblée nationale à propos de l’attribution du permis de Calavon dans le Vaucluse, vous avez justement pointé le risque que l'exploration d'hydrocarbures traditionnels glisse vers une exploitation des gaz de schiste. Vous avez alors déclaré que si une entreprise procède à des forages, « elle pourra nous dire : « Je n’ai pas trouvé les hydrocarbures traditionnels que je cherchais, mais j’ai foré jusqu’à la roche mère, où je pense que se trouve un peu de gaz de schiste. J’ai procédé à des investissements, ces forages m’ont coûté cher : laissez-moi maintenant provoquer des explosions pour récupérer du gaz de schiste ! » C’est précisément cela que je ne veux pas voir, non seulement dans le parc du Lubéron, mais partout ailleurs ! »
Ce risque de dérive vers une exploitation de gaz de schiste est le même pour tous les autres permis en consultation, dont ceux de Cézy et Dicy. Or, vous connaissez les risques de l’exploitation du gaz de schiste, et vous avez alors rappelé avec raison le même jour à l’Assemblée nationale que « le choix du mix énergétique de la France est clair, et il n’y aura pas de fuite vers le gaz de schiste. Du reste, aux États-Unis, on en revient…. Bulle spéculative, dégâts environnementaux considérables, problème de santé publique, avec les séquelles dont souffrent les riverains des puits de forage, multiplication de friches industrielles lorsque les réserves sont épuisées et que les opérateurs privés se déplacent de site en site : épargnons cela à la France et renonçons à l’exploitation des gaz de schiste, comme l’ont fait tous les pays européens. » Un récent sondage BVA publié le 2 octobre dernier rappelle que 62 % des Français sont opposés à l’exploitation des gaz de schiste.
Laurence Abeille tient également à rappeler que la seule voie d’avenir pour la France est celle tracée par les énergies renouvelables ; l’exploitation d’une source d’énergie carbonée nous détournerait de cet objectif et ne ferait que ralentir notre inévitable transition énergétique.
Aussi, elle souhaiterait savoir si le gouvernement compte appliquer à l’ensemble des demandes de permis de recherches d’hydrocarbures la même logique que celle qui a prévalu pour le permis de Cavalon.

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Toutes les précisions techniques - tous les détails avec

Yonne Nature Environnement.

 

  YONNE NATURE ENVIRONNEMENT Observations à la consultation publique relative aux demandes de permis exclusif de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit de DICY – CEZY (Véron)

Observation-YNE-11-10-2014

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Courrier de Laurent GRISEL

 

 

Madame, Monsieur,

La consultation en cours est choquante. Par sa confidentialité et son court délai qui empêchent le plus grand nombre, et les personnes les plus directement concernées, de donner leur avis. Par sa forme (internet) qui elle aussi restreint drastiquement la participation. Ce sont des citoyens qui doivent alerter d'autres citoyens ignorants et éberlués. Comme telle, elle me paraît contestable sur un plan juridique car contraire à l'esprit de la loi. Enfin et surtout par son contenu.
 
De plus, cette consultation apparait mensongère ou trompeuse.
Il existe bien une "loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique". Mais tout donne à penser que ce sont bien les buts poursuivis par les demandeurs.

En effet, les compagnies sont toutes spécialistes de ce type d'exploitation. C'est leur métier. Après avoir gaspillé les ressources en eau, pollué les sous-sols, etc. dans leur pays, elles viennent exercer leur savoir-faire en Europe.

Dans cette consultation, nous avons le cas exemplaire de la société Realm Energy International Corporation qui a la franchise de se présenter comme spécialiste de l'extraction de gaz de schiste : "Realm Energy International Corporation se consacre à étendre les meilleures pratiques en matière de production de gaz de schiste en Amérique du Nord à d'autres régions du monde. Plus précisément, Realm désire intégrer ses technologies destinées au gaz de schiste à l'Europe et aux pays émergents qui ont des gisements de schiste potentiels." C'est public, [voir leur site->http://realmenergy.ca/fr/la-societe/a-propos-de-realm.html].

Cette société déclare, par sa plaquette de présentation, avoir fait une demande sur 2,400,000 acres ( soit 971.245 ha) en France. Ils ont déjà obtenu des permis en Allemagne (15.888 acres) et en Pologne (635.000 acres) où il s'agit effectivement d'extraire du gaz de schiste.

Aussi, ils se sont associés avec Halliburton, qui travaille déjà dans l'extraction du gaz de schiste et qui est bien connu pour ses pratiques abusives et illégales en Irak, notamment.

Mais ce n'est pas tout, cette société passe aux aveux dans sa demande même. On peut y lire :

"6°) Etat de la pollution.
(...) Comme il est expliqué en page 3 de l'annexe I, un soin particulier sera apporté au traitement des eaux utilisées pour la fracturation des schistes à gaz afin d'éviter toute pollution des nappes phréatiques."

Comprenez bien que notre résolution de les empêcher de mal faire n'est pas liée aux seuls impacts environnementaux locaux. Il y a également les impacts globaux : l'exploitation de ressources carbonées fossiles ne peut qu'aggraver le réchauffement global en cours et contre lequel les pouvoirs publics entendent lutter. Au reste le bilan énergétique de l'exploitation des hydrocarbures non conventionnel est désastreux. Pour une synthèse, on peut se référer à [un article du Journal de l'environnement->http://www.journaldelenvironnement.net/article/bruxelles-depose-le-bilan-des-gaz-de-schiste,30633]

Il est scandaleux que des analyses du cycle de vie, au minimum, de ce type d'opération, réalisées par des organismes indépendants, associant toutes les parties, faisant l'objet de revue critique, conformément aux normes de la série ISO 14040, ne soit pas conduites et publiées, et jointes aux documents de consultation.

Nous sommes également scandalisés par le caractère spéculatif de cette industrie. L'état actuel de délabrement de la réglementation financière permet aux firmes candidates de monétariser, via des produits dérivés, leurs futurs permis d'exploiter qui serviront de collatéral. Toute l'exploitation du gaz de schiste est ainsi lancée dans une économie de bulle.

Enfin, il faut s'interroger sur la mince protection offerte par la loi du 13 juillet 2011. Vous le savez, une négociation confidentielle, menée dans le dos et sur le dos des peuples et au mépris des constitutions qu'elles se sont données, peut conduire à l'adoption du TAFTA (accords transatlantique de libre-échange et de protection des investissements)...

Notamment, l’article 37 du mandat de négociation sur le TAFTA  donné  à la Commission Européenne  le 14 juin 2013, porte spécifiquement sur l’énergie et les matières premières :

« L’accord comprendra des dispositions concernant les dimensions commerciales et d’investissement liées à l’énergie et aux matières premières. Les négociations devraient viser à assurer un environnement commercial ouvert, transparent et prévisible en matière énergétique et à garantir un accès sans restriction et durable aux matières premières. »

Ceci ira de pair, si ces négociations aboutissent, avec un dispositif extra-légal, de "justice" parallèle et privée, non contrôlée par les juges de la République, qui punira les collectivités et États qui s'opposeront à tout investissement. Auquel cas l'impôt, notre argent, servirait à financer ces entreprises et se transformerait en dividendes pour les actionnaires.

En résumé, je suis contre la délivrance du permis d'explorer à ces entreprises.

Je vous remercie de bien vouloir prendre ces arguments en considération et je lirai attentivement les attendus de votre décision.

Confiant dans votre attention, veuillez recevoir mes salutations,
Laurent Grisel

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Lettre de Tom ROBERTS     (ATTAC)

 

Madame, Monsieur,

 

Nous venons de prendre connaissance des demandes de permis exclusif de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit de « Cézy » et de « Dicy ».

 Nous souhaitons donc apporter notre point de vue qui porte sur deux points. La première sur la consultation en elle-même qui "interroge". La seconde sur la nature de l'exploration et le risque qu'il s'agisse de gaz de schiste.

 Donc la consultation : On pourrait penser qu'une telle consultation émane d'un souci démocratique, du moins dans le principe. Dans la pratique, elle ressemble davantage à un alibi.

 Ce "projet" d'exploration a des implications majeures pour notre région et mérite un débat digne de ce nom. La plupart des habitants ne sont pas au courant et les associations citoyennes sont pris de court. Mettre en ligne une telle consultation pendant une période de trois semaines, sur un site que le quidam ne connais pas et ne consulte pas pose un sérieux problème. Il n'y a pas le temps nécessaire pour que l'information circule, pour que le citoyen puisse s'informer et pour qu'un débat réel puisse avoir lieu.

 On s'étonnera que ceux et celles qui désapprouvent le projet se sentent floué(e)s et s'engagent dans une démarche plus radicale comme on en voit dans de nombreuses régions de France (Notre Dame des Landes est un exemple d'actualité).

 Revenons sur le fond : l'exploration précède l'exploitation... Du moins, si on "explore", c'est avec la volonté "d'exploiter". Mais exploiter quoi ? Là est toute la question.

 Gaz / pétrole "classique" ou gaz de schiste ?

 Déjà le pétrole conventionnel pose un problème concernant l'impact écologique et il faudrait en savoir beaucoup plus que ce qui est dit dans les annexes avant d'accorder un permis.

 Quant au gaz de schiste, il serait naïf de croire que ce n'est pas la vraie raison de l'exploration. Plusieurs indices semblent le confirmer. 

Si Bluebach Ressources reste assez discret sur le sujet, sans doute parce qu'ils savent à quel point le sujet est sensible, Realm Energy International Corporation (http://www.realmenergy.ca/fr/ ) est plus direct en se présentant comme des spécialistes de l'extraction de gaz de schiste.

 "Realm Energy International Corporation se consacre à étendre les meilleures pratiques en matière de production de gaz de schiste en Amérique du Nord à d'autres régions du monde. Plus précisément, Realm désire intégrer ses technologies destinées au gaz de schiste à l'Europe et aux pays émergents qui ont des gisements de schiste potentiels."

 La suite est aussi intéressante : societe/a-propos-de-realm.html

 C'est, admettons-le, très clair...

 Sur leur plaquette de présentation, ils disent avoir fait une demande sur 2,400,000 acres ( soit 971.245 ha) en France. Ils ont déjà obtenu des permis en Allemagne (15.888 acres) et en Pologne (635.000 acres) où il s'agit effectivement d'extraire du gaz de schiste.

 Aussi, ils se sont associés avec Halliburton, qui travaille déjà dans l'extraction du gaz de schiste et qui est bien connu pour des pratiques douteuses (conflits d'intérêt / surfacturations), notamment lors de la guerre d'Irak.

 Enfin, dans la demande de permis consultable sur votre site votre site, une phrase à retenue notre attention

 "6°) Etat de la pollution.

 Au niveau des rivières, la pollution paraît contrôlée dans l'ensemble du périmètre considéré.

 Comme il est expliqué en page 3 de l'annexe I, un soin particulier sera apporté au traitement des eaux utilisées pour la fracturation des schistes à gaz afin d'éviter toute pollution des nappes phréatiques."

 (La suite confirme les intentions...)

 Enfin, une dernière citation qui, on peut l'avouer, peut être différemment interprétée mais prend du sens dans nos inquiétudes.

 "5°) PRÉCAUTIONS PRISES POUR RÉDUIRE OU SUPPRIMER LES NUISANCES LIÉES AU FORAGE.

 (a) Accès.

 L'emplacement du forage sera entièrement clos et son accès interdit au public. Un gardien assermenté surveillera les entrées et sorties de véhicules 24h sur 24, ainsi que l'ensemble du site grâce à un jeu de caméras disposées autour de la plateforme."

 Il est possible de s'interroger sur comment un tel dispositif de sécurité va effectivement réduire les nuisances liées au forage... Mais cela pourra effectivement servir dans d'autres situations... (Voir plus haut lorsque j'évoquais NDDL)

 Vous comprenez, nous espérons, notre inquiétude.

 Vous nous répondrez sans aucun doute que l'extraction des gaz de schistes est actuellement interdite en France et que le Président de la République et la Ministre de l'environnement ont affirmé que le principe sera maintenu.

 C'est sans compter sur la probable adoption du TAFTA (accords transatlantique de libre-échange et d’investissement)... Parmi les multiples modifications que ce traité apportera tant sur le plan social que sur le plan environnemental, on peut noter que :

 L’article 37 du mandat de négociation sur le TAFTA donné à la Commission Européenne le 14 juin 2013 porte spécifiquement sur l’énergie et les matières premières :

« L’accord comprendra des dispositions concernant les dimensions commerciales et d’investissement liées à l’énergie et aux matières premières. Les négociations devraient viser à assurer un environnement commercial ouvert, transparent et prévisible en matière énergétique et à garantir un accès sans restriction et durable aux matières premières. »

 

Voilà, nous ne détaillerons pas les procédures juridiques auxquelles ont droit ces multinationales si la France maintien son interdiction mais tout prête à penser que nous serions amenés à céder aux multinationales sans quoi, les sommes à reverser seraient considérables ( à la hauteur du préjudice estimé). Ainsi l'impôt, notre argent, servirait à financer ces entreprises et se transformerait en dividendes pour les actionnaires.

 Vous avez donc compris que nous sommes contre la délivrance du permis d'explorer à ces multinationales... et à tout autre entreprise...

 

En vous souhaitant bonne réception,

Cordialement

Tom Roberts

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Courrier de l'ASPI 89

Le gaz de schiste arrive dans l’Yonne et plus précisément dans la région de Joigny et Aillant.

Réagissons en lisant le dossier sur le site ci-dessus et en répondant à cette consultation pour Internet de la  demande de permis de recherche de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux. Avant le 11 octobre.

 

Il est scandaleux qu’il n’y ait d’enquête publique dans les communes concernées !

Il est scandaleux que personne ne soit au courant !

Il est scandaleux que les personnes n’ayant pas Internet ne puissent pas consulter !

Il est scandaleux que tout soit confidentiel depuis 2011 !

 

Merci pour votre mobilisation, contre un nouveau projet qui porte atteinte à nos campagnes et à nos nappes phréatiques.

 

Pour l’ASPI 89

Bruno et Michèle Torcheboeuf

 

ci-joint les informations des autres associations :

 

Neuf  bonnes raisons d’être contre l’exploitation des

pétrole et gaz de schiste

 

  1. Même encadrée et contrôlée, la technique de fracturation présente des risques de pollution irréversible des nappes phréatiques 
  2. L’exploitation nécessite des prélèvements d’eau colossaux, généralement incompatibles avec les ressources dont disposent les territoires concernés, que ce soit le Bassin Parisien, les Causses, ou la Vallée du Rhône
  3. Il n’existe à l’heure actuelle aucune station d’épuration adaptée au traitement des rejets toxiques générés : le risque de pollution des eaux de surface par les métaux lourds, les adjuvants de fracturation ou par les éléments radioactifs contenus dans les boues de fracturation n’est pas exclu
  4. La pollution de l’atmosphère est inévitable du fait des émanations de méthane et aussi de produits chimiques contenus dans les bassins de décantation à l’air libre
  5. Il faut un grand nombre de forages pour obtenir une production rentable, et par conséquent tout un réseau d’infrastructures associées : plates-formes, routes, canalisations, d’où une destruction considérable de terres cultivables et d’espaces naturels.
  6. Le bilan CO2 est négatif : pour une même énergie produite, l’impact des hydrocarbures de schiste est pire que celui du charbon à cause des fuites de méthane
  7. Ces hydrocarbures ne se substitueront pas à d’autres sources d’énergies fossiles, mais s’ajouteront aux ressources conventionnelles, provoquant une aggravation du réchauffement climatique
  8. La mise à disposition de nouvelles réserves fossiles, de toute façon vouées à disparaître, retardera le nécessaire développement des énergies renouvelables
  9. Des séismes ont déjà été observés juste après des opérations de fracking (en Angleterre par exemple)

 

 

 De : sylvie.beltrami [mailto:sylvie.beltrami@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 30 septembre 2014 22:23
À : undisclosed-recipients:
Objet : Gaz et pétrole de schiste : retour dans l'Yonne

 

Courrier de l'ADENY

 Bonjour,

 Comme annoncé lors de l'assemblée générale de l'association, une consultation publique est en cours par voie électronique sur le site du ministère de l'Ecologie. 

Cette consultation se termine le 11 octobre. Voir lien en bas de ce message.

Elle concerne un double projet d'attribution de permis exclusifs de recherche d'hydrocarbures, en abrégé PER.

Il est annoncé que la recherche est celle d'hydrocarbures conventionnels, (en la circonstance il s'agit d'huile). Il ne peut en être autrement aux termes actuels de la loi française qui exclut l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures dits de schiste

 Le premier PER, nommé "DICY" concerne 7 communes de l'Yonne (le reste du périmètre se situe dans le Loiret)

Le second, nommé "CEZY"  a son périmètre entièrement dans l'Yonne et touche 38 communes 

Ces deux PER sont le résultat d'un partage entre deux sociétés pétrolières d'une ancienne demande englobant les deux périmètres actuels : REALM ENERGY CORPORATION pour DICY et BLUEBACH pour CEZY

 Il est impossible de croire que ces deux sociétés recherchent du pétrole conventionnel sur les périmètres convoités. Pour deux raisons au moins : 

-- la demande initiale, avant le vote de la loi d'interdiction, portait sur la recherche de pétrole et gaz de schiste

-- le premier opérateur, REALM ENERGY, n'a manifestement pas intégré le changement législatif, puisqu'il écrit  imprudemment, page 6 de sa notice d'impact :

 " 6. ETAT DE LA POLLUTION

 Au niveau des rivières, la pollution parait contrôlée dans l'ensemble du périmètre considéré.

 Comme il est expliqué en page 3 de l'annexe I, un soin particulier sera apporté au traitement des eaux utilisées pour la fracturation des schistes à gaz afin d'éviter toute pollution des nappes phréatiques. La production de gaz de schiste nécessite de briser les argiles indurées qui le contiennent à l'aide d'eau sous pression et, lorsque cette eau remonte à la surface, il faut alors la débarrasser des ions pollués qu'elle renferme. En cours de forage, la protection des nappes d'eau souterraines est entièrement assurée par la pose d'un cuvelage cimenté empêchant toute communication entre les couches traversées au cours du forage et l'intérieur du puits. En cas de découverte d'un gisement d'huile conventionnel, les eaux de gisement seront réinjectées...."

 

Aussi, nous vous invitons à apporter votre contribution à la consultation publique, avant le 11 octobre. 

Comme Mme Ségolène Royal, qui affirmait   le 30 septembre à la matinale de France Inter qu'aucun permis de recherche de gaz ou pétrole de schiste ne sera accordé, nous pouvons  dire et écrire notre opposition à ces deux projets d'arrêté d'attribution de PER.

Comme elle, nous pensons qu'il y a mieux à faire sur nos territoires densément peuplés

Comme elle nous pensons que les ressources en eau sont un bien inestimable et vital, que  les mettre en danger  afin d'extraire quelques barils de pétrole est irresponsable

Comme elle nous pensons que la transition passe par le développement des énergies renouvelables et les économies d'énergie

Comme elle, nous pensons que la consommation d'énergies fossiles est lourde de conséquences sur le plan climatique

 

Lien : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=763    TERMINEE

 

Pour l'ADENY,

 Jean-Paul COUILLAULT

Sylvie BELTRAMI

 

Une Cyberaction est aussi en ligne (pétition), il n'est pas inutile de la signer ...

Lien : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/urgent-relance-imminente-permis-rec-823.html

Plus celle-ci, départementale, indépendante et citoyenne:

<PETITION>

 

 Courrier aux maires des communes concernées

 par Collectif d’Action des Trois Vallées et ADENY.

 

Objet : consultations publiques Projet d attribution de permis exclusifs de recherches de mines d hydrocarbures liquides ou gazeux conventionnels - Permis de Cezy-Dicy

 

Madame le maire, Monsieur le maire,

  Nous nous permettons de nous adresser à vous concernant la demande de permis exclusif de recherche d'hydrocarbures (PER) citée en objet.

 Cette demande fait l'objet d'une consultation "publique" par voie numérique. 

 Votre commune est concernée, tout ou partie, par cette demande de permis. Voir carte jointe.

 Officiellement, cette demande porte sur la recherche d'hydrocarbures conventionnels. Cependant, nous nous permettons d'émettre de sérieux doutes sur la nature conventionnelle des hydrocarbures recherchés:

 1) Ces deux demandes de PER n'en faisaient à l'origine qu'une seule (Bluebach Energy), il s'agissait  alors d'une recherche d'huile de schiste, non conventionnelle donc, pour laquelle le seul mode d'extraction existant à ce jour est la fracturation hydraulique.

 2) De l'unique périmètre initial (nommé DICY-CEZY), après négociations tripartites (ministère de l'industrie et les 2 sociétés demanderesses) on aboutit à un partage en 2 périmètres : l'un attribué à REALM ENERGY, nommé DICY, l'autre, qui vous concerne, nommé CEZY, attribué à BLUEBACH ENERGY

 3) Dans la notice d'impact-DICY, REALM dévoile page 6 qu'il pratiquera la fracturation hydraulique : cela  a  le mérite de la franchise, mais pose tout de même une sérieuse question, puisque cette méthode est interdite en France...

 4) La notice d'impact-CEZY s'en tient déclarativement à ce que la loi autorise : elle annonce vouloir faire une recherche vibro-sismique (étude des couches géologiques profondes), et d'éventuels forages ponctuels. Prudemment, elle ne dit rien du mode d'exploration. Mais comment ne pas se poser de question sur l'exploration qui suivrait la phase d'étude, si celle-ci se révélait positive?

 Cette consultation publique, lancée sans publicité aucune le 11 septembre, sans en aviser les communes concernées, se terminera le 11 octobre.

 Nous tenions à vous en informer. Vous pourrez ainsi, le cas échéant, décider de formuler des observations, au nom des habitants de votre commune.

 Ci-dessous le lien internet pour la consultation :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a763.html

 Nous vous prions d'accepter, Madame le maire, Monsieur le maire, nos plus cordiales salutations.

 Pour C3V, collectif d'action des trois Vallées

Claude GROSSET      claude.grosset.c3v@free.fr

Denis BLAISE    blaise.denis@gmail.com

 Pour l'ADENY, association de défense de l'environnement et de la Nature de l'Yonne

Jean-Paul COUILLAULT    jean-paul.couillault@orange.fr

Sylvie BELTRAMI   sylvie.beltrami@wanadoo.fr

 L'eau est indispensable à la vie, pas le pétrole

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