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c3v Maison citoyenne - JOIGNY - YONNE

GAZ de SCHISTE - Les films et vidéos... Article Télérama et Médiapart : bientôt de nouveaux permis + PETITION - Gaz de Schiste en Algérie - etc.

12 Octobre 2014, 06:33am

Publié par c3v maison citoyenne

 

CONSULTATION PUBLIQUE TERMINEE

 

LA SUITE SUR LA PETITION DEPARTEMENTALE CONTRE LES GAZ & HUILE DE SCHISTE DANS L'YONNE ET AILLEURS :

http://yonnelautre.fr/spip.php?article7685&debut_

signatures=45#pagination_signatures

 

Télécharger ou visionner le document

(Document d’information Mars 2014)

 

Télérama

Le gaz de schiste, un gisement pour le cinéma ?

Cinéma | Deux films-documentaires récents (“Holy Field Holy War” et “No Gazaran”) relancent le débat sur les risques de cette exploitation. Depuis l'enquête “Gasland”, le cinéma est un terrain de choix pour “pro” et “anti” gaz de schiste.

Le
Mathilde Blottière

  No Gazaran . DR

No Gazaran. DR

Depuis que l'or noir du XXe siècle déchaîne les fantasmes (sur la fin de la dépendance pétrolière, les profits potentiels...), excite les industriels et affole les défenseurs de l'environnement, les réalisateurs se sont emparés du sujet, explosif s'il en est. Documentaires brûlots, fictions environnementales et même films de propagande, le gaz inspire. Deux nouveaux documentaires, No Gazaran (sortie le 2 avril), et Holy Field Holy War (en salles depuis le 26 mars), s'intéressent aux expérimentations en cours dans les Cévennes et en Pologne. Retour sur ces films qui nourrissent le débat sur les hydrocarbures non conventionnels. 

Gasland, l'enquête explosive


GASLAND par cgt_ptri_idf

 

Pour les écolos de tous les pays, la séquence de l'embrasement de l'eau du robinet est désormais aussi mythique que, pour les cinéphiles, celle du landau dévalant les escaliers dans Le Cuirassé Potemkine. Diffusé pour la première fois en juin 2010 sur la chaîne HBO, Gasland est LE film qui a mis le feu au gaz. Tout a commencé le jour où le père du metteur en scène de théâtre Josh Fox reçoit un mail où... 100 000 dollars lui sont proposés en échange d'un accès à son terrain familial, en Pennsylvanie. Dans le sous-sol des 10 hectares entourant sa maison, une compagnie gazière a en effet repéré un formidable gisement : « l'Arabie saoudite du gaz naturel. » Sa caméra à l'épaule, et une bonne dose de culot en bandoulière, ce Michael Moore des champs, fan de Jean-Luc Godard (pendant le tournage, un post-it collé sur son frigo lui rappelle sans cesse une question cruciale : « What Would Godard do ? ») décide d'enquêter. Il rôde autour des forages, interroge les fermiers, s'intéresse aux conséquences du fracking – la fameuse technique de la fracturation hydraulique, consistant à libérer le gaz piégé dans les interstices des roches souterraines en injectant à très forte pression un mélange d’eau, de sable et d'agents chimiques.

Le road movie se transforme en croisade. Les milliers de puits déjà disséminés sur le territoire, la pollution à grande échelle, le constat accablant des experts... Les compatriotes de Josh Fox ne peuvent plus dire qu'ils ne savent pas. Face à la pression civile, l'Etat de New-York vote même un moratoire sur l'exploration du gaz de schiste.

Gasland sort en France en avril 2011. Même capacité à mobiliser. Dans le Sud-Est notamment, où d'importants gisements ont été repérés, les gens manifestent leur refus de toute exploitation. Film d’utilité publique pour beaucoup (dont Télérama), enquête douteuse pour certains, le docu de Fox ne laisse personne indifférent. Le gouvernement Fillon, qui avait discrètement octroyé des permis d'exploitation rétropédale : en juillet 2011, il fait voter une loi interdisant la fracturation hydraulique. Primé en 2010 à Sundance, nominé dans sa catégorie aux Oscars, ce film bricolé que les opposants au gaz de schiste se sont empressés de faire circuler sur tous les canaux possibles aurait été vu par plus de 55 millions de personnes. En 2013, Josh Fow récidive avec Gasland 2. Ou comment le lobby pétrolier influence l'administration et le Congrès américains.


Truth land, le gaz de schiste vu par ceux qui l'exploitent

Dans la guerre des images, le lobby gazier entend lui aussi jouer son coup. Les Américains dégainent les premiers, en 2012. Le pitch de Truthland ? « Qu’y a-t-il derrière l’exploitation du pétrole et du gaz naturel en Amérique aujourd’hui ? Une femme originaire de Pennsylvanie décide d’enquêter – pour sa famille, pour sa communauté, pour elle-même. » Après avoir interviewé un certain nombre d’ « experts » d’une insoupçonnable indépendance, elle en conclut que Josh Fox est le pire des menteurs.

Depuis le 5 février dernier, les Français ont eux aussi mis en ligne leur réplique. Visible sur Vimeo, Gaz de schiste est un film produit par le GEP-AFTP, qui regroupe 235 entreprises pétrolières, gazières, parapétrolières et paragazières. Seize minutes de pub pour la fracturation hydraulique, technique à risques certes, mais sous contrôle...

 

Promised land, quand Hollywood se la joue greenie

(Vidéo non lisible ...???? !!!)

« Sais-tu de quoi est capable une compagnie gazière qui pèse 9 milliards de dollars? », fait mine de demander Steve Butler, VRP du gaz joué par Matt Damon. Question purement rhétorique qui contient sa réponse : tout. Porteur du projet, connu pour son engagement écolo, l'acteur a souvent défendu la crédibilité du film : « John Krasinski (acteur et co-scénariste) et moi avons fait beaucoup de recherches sur la fracturation hydraulique et les gens qui sont chargés de passer des contrats avec les habitants à la campagne. On a rencontré beaucoup d'entre eux et appris comment ils les abordent, ce qu'ils leur disent, l'un avouant porter une casquette avec une marque de tracteur connue, l'autre rouler en pick-up pour faire couleur locale. On n'a rien inventé. »

Initialement, l'intrigue se déroule dans le secteur de l'énergie éolienne. Finalement, le sujet clivant des gaz de schiste s'impose. Mais Gus Van Sant, qui accepte de réaliser le film à la place de Matt Damon, s'en saisit plutôt comme d'un prétexte pour raconter un subtil duel entre ruraux locaux et suppôts de l'industrie. Rednecks, activistes verts et cols blancs : le mélange est détonnant, mais la psychologie l'emporte sur le message politique. Ce qui intéresse l’auteur de My own private Idaho, c’est avant tout de livrer un instantané de l’Amérique profonde d’aujourd’hui. Cerner l'identité vacillante d'un pays plus si triomphant, à travers des personnages ambivalents, rongés par le doute, l'excite davantage que de s'engager sur le fond de l'affaire. Au Monde, qui avait mené une enquête fouillée sur la genèse du projet, Gus Van Sant avait d'ailleurs confié : « La fracturation hydraulique ne représente pas une cause contre laquelle je me bats personnellement, même si elle mérite d'être critiquée, estime le cinéaste. Mais la preuve qu'elle va endommager les sols autant que les gens le prétendent doit être apportée. » Echec commercial aux Etats-Unis, peu connus pour leur enthousiasme en matière de transition énergétique, le film a connu une exploitation plus sereine dans l'hexagone.

 

Holy Field holy war, le docu de création se met au vert


No Gazaran - Teaser par brasseursdecages

 

De Promised land, le cinéaste underground Lech Kowalski estime (sévèrement) qu'il est « un film inachevé. Les réalisateurs ont fait de leur mieux mais ils ne connaissaient vraiment pas assez le sujet. Et il a fallu qu'ils ajoutent une histoire d'amour. » Alliant sujet d’actualité brûlante et recherche formelle sophistiquée, Holy Field holy war, le documentaire de cet Anglais d'origine polonaise est l'un des plus aboutis esthétiquement. Moins sensationnel que le film de Fox, il parie sur la composition géométrique des plans et les travellings latéraux pour exalter la beauté des paysages polonais. Plutôt que sur l'enquête et le témoignage, il table donc sur son regard d'auteur. Mais l'objectif est le même : sensibiliser les spectateurs aux menaces que « l'agro-business » et l'extraction du gaz de schiste font peser sur l'environnement.

 

Premier pays européen à avoir autorisé l’exploitation de l'hydrocarbure, en 2008, la Pologne s'est engagée sur un terrain miné. Lisier de porc nauséabond, forages à la hussarde, le film prend le temps de montrer comment la pollution pourrit le sol, avant de filmer une réunion entre les paysans et Chevron, la firme américaine responsable de l'extraction. Moment de cinéma d'anthologie où l'on voit se forger sous nos yeux une prise de conscience collective : le pot de fer déstabilise le pot de terre, les paysans résistent.  A la demande d'Arte, Kowalski a également tourné, en Pologne et en Pennsylvanie, un documentaire qui fut l'une des meilleures audiences 2013 de la chaîne : La Malédiction du gaz de schiste.

 

No gazaran, chronique d'une résistance locale


No Gazaran - Teaser par brasseursdecages

En partie grâce à Gasland, la France semblait avoir réglé la question de l'exploitation du gaz des schistes sur ses terres. Mais le lobby gazier ne désarme pas. Dans les Cévennes, l'Ardèche, des forages commencent tandis qu'un rapport de force s'instaure au sein de la gauche entre Delphine Bato, ex-ministre de l'Environnement, qui prend position contre l'énergie fossile, et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif fervent promoteur des « alternatives » à la fracturation hydraulique (dont le fluoropropane). Tourné par un tandem, Doris Buttignol et Carole Menduni, ce docu didactique porte le débat sur nos terres. Et entend relancer l'alerte qui, en 2011, avait poussé les opposants au gaz de schiste à se mobiliser. En allant à la rencontre de ceux-là, élus, scientifiques, journalistes, membres d'associations ou agriculteurs, les réalisatrices entament une réflexion plus large sur le déni démocratique, la légitimité de la désobéissance civile et l'importance de la mobilisation citoyenne en matière d'écologie. Qui prend les décisions ? Selon quels processus ? Au nom de quels intérêts ? Pour quels enjeux ? Des questions simples et directes auxquelles No gazaran essaie de répondre. Le film suscitera-t-il chez nous autant de controverses que Gasland aux Etats-Unis ? Réponse le 2 avril, date de sortie du film. Plus de 150 projections débat sont d'ores et déjà prévues, partout en France.

Médiapart

Transition énergétique: bientôt de nouveaux permis de recherche d'hydrocarbures en France ?

 

Alors que l'examen du projet de loi sur la transition énergétique a débuté à l'Assemblée nationale, les collectifs mobilisés contre les hydrocarbures de schiste demandent à Ségolène Royal de rejeter la douzaine de demandes de permis de recherche d'hydrocarbures sur le territoire français. Et ils se mobilisent aux quatre coins de la France ce 11 octobre dans le cadre du Global Frackdown Day.

Le 30 septembre dernier, les collectifs citoyens engagés contre les hydrocarbures de schiste ont écrit une lettre ouverte à Ségolène Royal pour lui demander de « ne pas signer de nouveaux permis, de ne plus signer d'autorisation de prolongation ni de renouvellement de permis, de ne plus signer de mutation de permis exclusif de recherches d'hydrocarbures ». Ce courrier est resté sans réponse.

Alors que Ségolène Royal a affirmé le 28 septembre dernier qu'il n'y aurait pas d'exploitation du gaz de schiste tant qu'elle serait ministre et alors que l'examen du projet de loi sur la transition énergétique vient de débuter à l'Assemblée nationale, son administration finalise l'instruction de demandes d'attribution de plus d'une douzaine de nouveaux permis de recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux et examinent des demandes de renouvellement ou de prolongation de permis de recherche existants. Pour les collectifs, « tous les projets d'attribution de permis proposés (…) sont des permis ayant pour objectifs des hydrocarbures non conventionnels ».

La question est donc posée à Madame Ségolène Royal, et à l'ensemble des parlementaires français : transition énergétique ou nouvelles recherches d'hydrocarbures, il faut choisir !

Depuis le 19 septembre, le site du ministère s'est enrichi de nouvelles consultations publiques concernant des demandes de permis situés dans l'Aisne, les Bouches-du-Rhône, le Loiret, les Landes, la Marne, la Meurthe et Moselle, la Moselle, le Vaucluse, l'Yonne… (voir liste des consultations publiques en cours ici). Toutes ces demandes avaient été déposées avant le vote de la loi de Juillet 2011 interdisant l'usage de la fracturation hydraulique et ciblaient clairement la recherche d’hydrocarbures non conventionnels. Sous la pression citoyenne et de la Fédération des parcs naturels régionaux de France, Ségolène Royal a annoncé publiquement qu'elle ne signerait pas la demande d'attribution du permis de Calavon, couvrant le parc naturel régional du Luberon.

Excellente nouvelle !

Mais pourquoi n'en a-t-elle pas fait autant avec les treize autres demandes de permis en cours d'instruction ?

Ainsi, les documents relatifs aux demandes des permis de Gastins, de Dicy et de Montmort, pour n'en citer que trois, font explicitement référence à l'utilisation de la fracturation hydraulique et à la nécessité de fracturer la roche qui retient les hydrocarbures.

Il serait pourtant aisé que Ségolène Royal accepte de rencontrer enfin les collectifs citoyens. Ils pourraient ainsi partager leur expertise technique des demandes de permis et leurs exigences, comme ils avaient pu le faire avec Philippe Martin, lequel avait reconnu leurs pertinence et bien-fondé.

A l'heure de la transition énergétique, délivrer de nouveaux permis d'hydrocarbures sur le territoire français serait incohérent et inconséquent. Mais pas nouveau, puisque le gouvernement avait délivré de nouveaux permis en 2013 et qu'il encourage le développement de nouveaux gisements d'énergies fossiles dans le Nord-Pas-de-Calais et la Lorraine.

Fixer un objectif de réduction de la consommation d'énergie fossile de 30 % d'ici 2030 et prétendre à l'exemplarité et la cohérence dans la perspective de l'accueil de la conférence de l'ONU sur le climat à Paris fin 2015 impliquent que le gouvernement stoppe son soutien au développement des énergies fossiles. En juillet dernier, nous avions établi une liste de cinq principes d'action que le gouvernement devrait suivre :

  • Abandonner définitivement les recherches d'hydrocarbures ;
  • Ramener à la raison le complexe de l'énergie fossile français ;
  • Ne pas encourager la production d'hydrocarbures de schiste par les accords de libre-échange ;
  • Supprimer les financements climaticides ;
  • Mettre en oeuvre des politiques de recherche et d'innovation en faveur de la transition

Ils sont toujours valables.

Ils sont urgents à mettre en oeuvre.

Ils seront au cœur des mobilisations contre les hydrocarbures non conventionnels de ce samedi 11 octobre, date du 3ème Global Frackdown Day, qui regroupera plus de 200 actions dans 27 pays (lieu des RDV en France ci-dessous).

Maxime Combes, membre d'Attac France et de l'Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org)

@MaximCombes sur Twitter

 

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