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c3v Maison citoyenne - JOIGNY - YONNE

SEPEAUX - Agir contre le Projet d’extension d’élevage porçin GAEC « Vent de Bise » - suite...

12 Novembre 2012, 16:47pm

Publié par Collectif d'action des 3 vallées

 

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C3V

 

11/11/2012

13, rue des Bordes

89710 SENAN

maisoncitoyenne89@free.fr

03 86 91 51 99

 

Objet : Participation à l’enquête publique relative à l’extension du Gaec Vent de Bise à Sépeaux

Le document de présentation énonce de façon très détaillée à la fois la volonté des éleveurs de mieux suivre leur cheptel et celle de prendre en compte l'environnement et la préservation de celui-ci.

L'on peut cependant s'interroger sur l'extension industrielle de ce genre d'élevage et regretter les choix effectués pour fabriquer de la viande en s'inquiétant par exemple de la provenance des tourteaux de soja livrés par la société Vanden Avenne et les (sans doute) milliers de kilomètres parcourus pour venir nourrir et engraisser des porcs sur caillebotis, porcs d'élevage en milieu clos devenant de ce fait grands producteurs de lisier.

Epandage-lisier-1.jpg

 

C'est donc sur la préservation de la qualité et de la potabilité de l'eau que nous nous attarderons. L'observation des cartes fait apparaître pour plusieurs parcelles d'épandage du lisier une proximité avec les cours d'eau, le Vrin ou le Ravillon, ou avec des zones humides présentes sur les deux secteurs géographiquement définis à savoir celui à proximité du Gaec - Sépeaux, Saint Romain- le- Preux et La Ferté Loupière - d'une part et celui , plus éloigné de Neuilly et Guerchy d'autre part.

 

Il est dit que l'extension du GAEC impliquant le passage d'une moyenne de 1544 animaux environ à 3396 générerait une production de lisier qui passerait de 5388 m3 à 12092 m3 (ou plus exactement pour ce dernier chiffre de 11089 m3 à 12092 au regard de la pluviométrie prise en compte).

La surface d'épandage, elle, ne change pas de celle existant actuellement et s'élève à 306,76 hectares utilisables. Même si le respect des périodes d'épandage définies en fonction des cultures et de l'époque de l'année sera effectif, il n'en demeure pas moins que plusieurs parcelles se trouvent donc à proximité de cours d'eau et également de ZNIEFF répertoriées à proximité de ces parcelles.

 

On peut citer:

Saint Romain-Le- Preux à proximité du Vrin les parcelles 53, 54, 61, 65.

 

Sépeaux, à proximité du Vrin les parcelles 48, 61, 53 et

près de l'étang répertorié en ZNIEFF de type 1, la parcelle 41

 

La Ferté Loupière le long du Vrin, les parcelles 80, 83, 84, 85.

 

Pour Neuilly la parcelle 6 en bordure du Ravillon

en bordure de zones humides les parcelles du Mont Misaël et Vignes du Billard.

Pour le village de Sépeaux on ajoutera les parcelles 36, 76, 93 qui se trouvent dans le village.

 

Il semble souhaitable que pour ces parcelles répertoriées à proximité de cours d'eau, ou de zones humides des mesures soient prises pour limiter l'apport excessif en nitrates. Le lessivage des sols et leur nature *karstique entraînent une migration importante de ceux-ci vers les cours d'eau. Il semble nécessaire d'envisager d'autres parcelles d'épandage, la qualité de l'eau dans ce secteur comme dans tout le département de l'Yonne étant une priorité environnementale : il s'agit d'une zone vulnérable dans laquelle les normes concernant les nitrates ont déjà été dépassées dans plusieurs communes, comme celle de Béon la Fontaine, nécessitant des raccordements à d'autres réseaux moins pollués. Pourquoi augmenter la pollution sur un secteur déjà contaminé ?

 

*karstique: GÉOGR. Région de formation calcaire caractérisée par la prépondérance du drainage souterrain et par le développement d'une topographie originale due à la corrosion de la roche (grottes, gouffres, résurgences, etc.). Karst barré, couvert, littoral. 


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19/10/2012


adeny

Association départementale

 agréée au titre de l’environnement

 

Contribution à

l’enquête publique

 

Projet d’extension 

d’élevage GAEC «Vent

de Bise », Sépeaux

 

Elevage sur caillebotis : une hérésie environnementale

 

En France, 90% des élevages de porcs obéissent au modèle hollandais sur caillebotis. Le lisier, mélange d’urine et d’excréments, source d’odeurs pestilentielles, provoque partout l’hostilité du voisinage. Plus gênant encore, il crée des problèmes récurrents de pollution des eaux, et pas seulement en Bretagne. Les déjections sans litière comme les lisiers, contenant peu de carbone, se nitrifient rapidement. Ils posent un problème particulier en raison de la grande solubilité de l’ion nitrate dans l’eau, responsable de la pollution des eaux et également de l'eutrophisation générale de l'environnement. Par contre, les déjections avec litière, tels que les fumiers, contenant des matières carbonées (paille, copeaux de bois...), relarguent leur azote plus lentement, évitant les effets de lessivage. Nous regrettons qu’ici le système sur caillebotis, très impactant pour l’environnement, ait été retenu.

pig-CAFO.jpg

 

Elevage sur caillebotis : un choix économique et éthique discutable

 

Ce modèle d’élevage industriel oblige à une fuite en avant permanente : Il s’agit en 2012 de la troisième extension depuis la création du GAEC. Jamais assez gros, jamais assez rentable. Soumis en permanence aux variations des cours du marché, au prix des matières premières, aux pressions des clients et des fournisseurs, les éleveurs sont financièrement vulnérables. Il leur faut grossir ou disparaître.  Le mot d’ordre semble être « produire toujours plus, toujours plus vite ». Stimulation ovarienne, gestation « optimisée », espérance de vie réduite pour les truies ... et l’on ose parler de bien être animal !

 

Contexte local

 

L’intégralité des communes concernées par le plan d’épandage est classée zone vulnérable pour les nitrates depuis 2007 au moins. (Page 138 du rapport DREAL). Ce classement est justifié par la teneur élevée en nitrates de tous les captages AEP environnants. Pourtant, le dossier prétend le contraire... Précisons qu’une récente révision du zonage vient d’avoir lieu : Sur tout le département de l’Yonne, seules 14 communes du Morvan échappent au classement en zone vulnérable. Le classement implique bien sûr une réduction des apports azotés.

 

Une étude BAC vient de s’achever à Saint-Romain-le-Preux, une autre est annoncée à La Celle-Saint-Cyr, le captage de Béon a du être abandonné (pesticides et nitrates). Cette commune est maintenant raccordée au captage de Saint-Romain. Enfin, une autre étude BAC, celle de la SIAEP de Charny s’est intéressée de près à la rivière Vrin.

Cette étude pointe du doigt la vulnérabilité importante de ce secteur, (P 43) on peut lire : «  la présence des nitrates et des pesticides dans l’eau du Vrin témoigne de l’impact des activités agricoles sur la qualité des eaux superficielles » ; elle précise que l’occupation des sols joue un rôle primordial dans la qualité des eaux captée à Saint-Romain-le-Preux et Sommecaise.

Comme toutes les études BAC sont suivies de préconisations agricoles comportant systématiquement des réductions d’intrants, les plans d’épandage des nombreux élevages locaux devront forcément être revus à la baisse. Le moment est bien mal choisi pour en rajouter !

A moins de se satisfaire de voir se généraliser des stations de filtration, comme celle que projette actuellement le SIAEP de Charny (Coût pour la collectivité 1,6 million d’€ sans compter les frais annuels de maintenance), il faut d’urgence  changer de pratiques.

 

En ce qui concerne le plan d’épandage, beaucoup de parcelles sont situées sur les coteaux surplombant le Vrin (le long de la RD3). L’une jouxte l’étang de Sépeaux, classé en ZNIEFF : est-ce bien sérieux quand on connaît l’effet désastreux des fertilisants sur la faune et la flore sauvages des milieux humides ?

 

Le parcellaire d’épandage comprend des terres drainées (autorisations accordées entre 1992 et 1994 ?). Or il est avéré que les réseaux de drainage évacuent directement dans les fossés et vers les rivières des quantités importantes de nitrates et phosphates, concourant à l’eutrophisation des milieux et à la disparition d’espèces sensibles.  Hélas il est impossible de consulter les plans de drainage puisqu’ils ne sont pas du domaine public. Il est donc impossible d’évaluer sérieusement l’impact environnemental de l’épandage sur ce parcellaire. Pourtant l’évolution des taux de nitrates depuis 1991 sur la commune de La Celle-Saint-Cyr atteste d’une relation de cause à effet entre épandage (création du GAEC), drainage et qualité de l’eau : les taux de nitrates ont augmenté de façon continue.

 

En ce qui concerne le bassin de rétention, le risque d’accident n’a pas été envisagé (rupture d’étanchéité...). Sa taille est telle que les dégâts seraient considérables. Pourquoi ne pas l’avoir fractionné ?

 

Enfin, l’exposé de « la philosophie de l’élevage » est un catalogue de bonnes intentions, louables mais intenables au moins en ce qui concerne le bien être animal et la réduction des rejets azotés et phosphorés.

 

Il ne s’agit évidemment pas de mettre en cause les qualités professionnelles des éleveurs mais bien de questionner le  modèle économique choisi. Nous ne souhaitons pas la disparition de structures agricoles qui font partie du tissu économique local, bien au contraire. Nous affirmons toutefois qu’une autre agriculture, qu’un autre élevage, plus respectueux de l’animal et de l’environnement, soucieux de préserver la ressource en eau et fournissant une alimentation de qualité, sont possibles.

 

Pour toutes ces raisons, nous souhaitons que ce projet d’extension soit refusé en l’état et entièrement revu.

 

 

SENS le 19 octobre 2012,

Pour l’ADENY, le président

signature-ADENY.PNG

 

Jean-Paul Couillault

 


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12/11/2012

yonne nature environnementYonne Nature Environnement 

 

 

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 YONNE NATURE ENVIRONNEMENT Agrandissement ICPE élevage de porcs sur caillebotis (commune de Sépeaux)

12 novembre 2012
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Sepeaux: Premier volet -


                          lettre de l'ADENY du 26 octobre 2012 pour la participation

                               à l'enquête publique  400 F 21916180 bhyARZN05JFmPzxeb8EPdlPryUaykTJB

 

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LE SUPPLEMENT GRATUIT !  


PIGBUSINESS: LA VIDEO A NE PAS MANQUER !

 

36,8 Kg ! C’est la consommation moyenne de porc d’un Français par an, en 2009. Ce qui en fait la première viande consommée en France. Dans son documentaire « Pig Business », Tracy Worcester dénonce les dégâts causés par l’élevage intensif de porc.

Il y a quatre ans, Tracy Worcester, militante chevronnée, est partie découvrir quels étaient les véritables coûts du porc à bas prix importé de l’étranger, et vendu dans les supermarchés de Grande-Bretagne. Ainsi, son documentaire « Pig Business » réalise un état des lieux effrayant des conséquences de l’élevage industriel aux États-Unis, et de la propagation de ce modèle d’agriculture intensive en Europe. Le film se concentre sur le premier producteur mondial de viande de porc, Smithfield Foods, basé aux États-Unis. Cette entreprise emploie 52 000 salariés, traite 27 millions de porcs par an dans 15 pays. Et dégage des ventes annuelles d’environ 11 milliards de dollars en 2010. On comprend donc pourquoi cette compagnie dispose d’une influence des plus redoutables dans l’industrie du porc.

 Une industrie qui porte préjudice à l’environnement : Smithfield Foods nourrit ses porcs avec le soja de Cargill, première société agroalimentaire du monde, dont les plantations transgéniques ont fortement contribué à la destruction de la forêt amazonienne. Sans oublier la souffrance animale. Entassés dans des hangars sombres, piétinant le béton, les cochons montrés dans le documentaire sont élevés dans des lieux insalubres, également dangereux pour la santé du personnel qui y travaille ! La santé des consommateurs est aussi mise à mal, à cause de la surdose d’antibiotiques administrée aux porcs lors de leur vivant.

 

Diffusé mercredi dernier au Parlement européen, ce documentaire a reçu le soutien de plusieurs ONG et de députés européens souhaitant réformer les subventions agricoles européennes.

A l’échelle des consommateurs : pensez aux AMAP !

Soutenu par : Compassion in World Farming, la Coordination Européenne Via Campesina, Food and Water Watch Europe, les Amis de la Terre, IFOAM, CIWF, Corporate Europe Observatory et l’Association Soil.

Le documentaire sous-titré en Français :

 

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