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c3v Maison citoyenne - JOIGNY - YONNE

ITER: ENCORE 650 MILLIONS D'EUROS !

27 Avril 2012, 05:08am

Publié par Collectif d'action des 3 vallées

ITER.jpg

 Univers nature    25-04-2012

ITER :

l'Europe va faire un chèque

supplémentaire de 650 millions

Le 20 avril dernier, le Parlement européen a approuvé l’attribution

d’une enveloppe supplémentaire de 650 millions d’euros au

projet de recherche ITER (réacteur thermonucléaire expérimental

international) pour l’année 2012. Comme ce fut déjà le cas en

2010, l’Europe réaffirme ainsi son soutien financier à ce réacteur

nucléaire expérimental, implanté à Cadarache, dans le sud de

la France. Le contexte économique morose n’a donc pas refroidi

les ardeurs de l’Europe, qui assume 45 % du financement de ce

programme de recherche sur la fusion nucléaire.

  Qualifié à juste titre de « gouffre financier », ITER a vu son coût

tripler en 10 ans alors même que sa mise en service ne cesse

de reculer. Selon l’agence de presse Reuters et les eurodéputés

EELV, ce nouveau budget devrait intégrer les caisses

initialement dévolues au développement des technologies de

l’information et de la communication. Sans cesse revu à la

hausse, le coût total de ce programme est désormais estimé

par l’UE à 16 milliards d’euros.

Cécile Cassier

 

ITER

Historique - financement

 

Projet ITER : un nouvel accord signé (2006)

Publié le 22/11/2006 à 16:33 par David
Source : http://

Illustration article 1Un accord international a été signé le 21 novembre en vue de la réalisation du réacteur expérimental ITER. Cet accord juridique et financier suit l'accord politique déjà signé en juin 2006. Il a été ratifié par les 7 partenaires internationaux : l'Union Européenne (qui est le principal contributeur financier et qui accueillera le réacteur sur son sol), les Etats-Unis, la Russie, le Japon (qui assurera la direction du projet), la Chine, l'Inde et la Corée du sud. Les populations de ces pays représentent à elles seules la moitié de la population mondiale.

Rappellons qu'ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) est un réacteur expérimental dont l'objectif est de valider une technologie permettant la production d'énergie à partir de la fusion thermonucléaire, ce qui revient à reproduire les réactions qui se passent à l'intérieur du Soleil. Si cette technologie est validée, elle permettrait de tirer autant d'énergie d'un litre d'eau de mer que d'un litre de pétrole.

Il ne faut pas confondre la fusion et la fission, qui est actuellement utilisée pour la production d'électricité dans les centrales nucléaires. La fusion consiste à rapprocher 2 noyaux atomiques d'hydrogène qui, du fait de leur charge positive, se repoussent en produisant au passage de grandes quantités d'énergie. Ce "rapprochement" nécessite une température très élevée, de l'ordre de 100 millions de degrés Celsius.
La fusion a pour avantage de fournir une grande quantité d'énergie à partir de matière première facilement disponible, de ne générer aucun gaz à effet de serre et beaucoup moins de déchets radioactifs. De plus, les déchets radioactifs obtenus ont une durée de radioactivité supposée plus courte : il faudrait compter environ une centaine d'années avant qu'ils ne retrouvent un taux de radioactivité normal.

Le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône, France) a été choisi pour héberger le réacteur. La construction doit durer 10 ans (entre 2008 et 2018). Ce réacteur expérimental devrait être suivi, à l'horizon 2030, d'un réacteur indutriel qui devrait confirmer ou infirmer la viabilité économique de ce système.
L'agence Iter International, dont la présidence est

assurée par le japonais Kaname Ikeda, est déjà

installée sur le site.

Une soixantaine de scientifiques sont également déjà présents sur

place. A terme, ce projet devrait mettre à contribution un millier de

scientifiques.

Les 7 partenaires se partageront le coût du projet qui s'élève à 10 milliards d'euros (4.6 milliards de construction, 4.8 milliards de coût d'exploitation et un demi-milliard de démantèlement du réacteur ???).


+ 1,3 MILLIARD ENTRE 2010 ET 2012 REGLE PAR L'EUROPE !

                 ESTIMATION 2012 : 16 MILLIARDS D'EUROS

Les coûts de construction seront assurés à 50% par l'Union Européenne (12% pour la France) et à 10% pour chacun des 5 autres partenaires. L'Inde ne fait pas partie de ce décompte suite à son rattachement tardif au projet (décembre 2005), mais doit tout de même apporter 500 millions d'euros qui serviront de réserve.
Les coûts d'exploitation (étalés sur 20 ans) seront assurés à 34% par l'Union Européenne (7% pour la France) et à 11% pour chacun des 6 autres partenaires.

La construction du réacteur, qui doit commencer en 2008, nécessite l'aménagement d'une route capable de supporter le passage des énormes pièces qui vont constituer le réacteur. Ces pièces arriveront par le port de Marseille, situé à une centaine de kilomètres, en provenance des différents pays du monde où elles auront été élaborées.

En France, on estime que cette construction devrait générer 3000 emplois directs ou indirects, pour moitié dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, sachant qu'une grande partie des appels d'offres n'ont pas encore été lancés par l'agence Iter Europe (basée à Barcelone, Espagne).

Un tel projet n'a évidemment pas que des amis... Ses opposants s'inquiètent du coût élevé d'un projet dont on ne sait pas encore si le résultat sera positif. De plus, le collectif "Sortir du nucléaire" pense qu'un tel projet peut-être dangereux pour l'environnement et estime la durée de vie des déchets radioactifs à 1000 ans et non pas 100. Greenpeace parle également de "projet dangereux", "improbable".

 

Sortir du nucléaire: bouton 030

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