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c3v Maison citoyenne - JOIGNY - YONNE

SICLI : Petit Pouème Sicli...

20 Mars 2013, 15:55pm

Publié par c3vmaisoncitoyenne

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SICLI, l’extincteur qui prend feu

Unissez-vous camarades, « aux armes citoyens » !

Dans nos instances il n’y a pas de volonté alors qu’il y a des moyens,

« Vous voulez que ça change ? Votez pour moi !» disent tous les

 

candidats.

Mais une fois élus, quel embarras toute cette confiance qui vient

 

d’en bas !

Que faire de nos mandats ? La guerre à nos patrons ?

« Suicide » répondent en cœur tous les poltrons…

Ils n’ont pas pris tous les sièges, pas besoin, pas encore.

Le temps se chargera d’user les braves et les forts,

Car le Capital, n’a nul besoin de ceux-là pour gouverner,

Il leur faut des faibles, pour s’enrichir vite, tricher et berner,

Ils peuvent compter sur la médiocrité qui les caractérise.

Qu’elle soit seulement en place, c’est tout ce qu’il vise.

Il y a bien quelques gueux dans l’assemblée,

Mais on saura faire taire leurs envolées.

On dit qu’ils aboient, c’est déjà bien pour des chiens,

Pour les autres, un mandat et une place chaude sinon rien.

La finance à faim, sans cesse elle réclame sa livre de viande,

Comme de braves soldats, nos élus leur apportent leur offrande.

Combien sont passé hier, avant Saint-Florentin ?

Combien emprunterons demain le même chemin ?

Aux mêmes causes, les mêmes effets. Comme notre tour est venu,

 

le vôtre viendra.

Aujourd’hui, c’est sans crainte que la finance peut s’asseoir sur vos

 

droits.

C’est ce qu’elle fait et c’est ce qu’elle écrit.

Et rien ni fera plus, ni les tracts, ni les cris.

Elle peut désormais compter sur une représentation syndicale,

Qu’elle domine et maîtrise, comme son petit animal

De compagnie. Tantôt il dansera devant la promesse d’un jouet,

Tantôt il s’aplatira sous les caresses du Maître ou de son fouet.

La politique n’échappe pas à cette règle, pauvre République !

Nous voulions des élus, nous n’avons que des flics.

Ils nous avaient promis des lois pour le changement.

Nous avons voté pour eux sans nous inquiéter, sagement.

Ils avaient défilé dans nos usines, par la droite condamnées,

Ils avaient promis tant de choses mais les ont quand même

 

fermées.

Le contrepouvoir est mort, il s’est laissé séduire par le pouvoir.

C’est un poids mort, un souvenir amer dans nos mémoires.

Il n’y a plus ni gauche, ni droite, il n’y a plus de repères,

On ne peut plus choisir de camp dans ce monde à l’envers.

Voilà ce qui arrive lorsqu’on signe n’importe quoi,

Et que même après avoir signé n’importe quoi,

On estime que sa présence n’est pas nécessaire dans les instances,

Qu’on n’assiste plus aux réunions, où qu’on y assiste en silence.

Malgré les alertes d’experts, accablantes et argumentées,

Pointant du doigt le danger que fait courir au monde leurs projets,

Les carences de ces accords qui, au lieu d’accorder du temps pour

 

réfléchir,

En enlève à ceux qui veulent se battre contre l’absurde, pour l’infléchir ;

Enlève à ceux qui ouvrent enfin les yeux, les moyens l’aller devant

 

les tribunaux,

Réclamer au Capital une juste réprimande, par un arrêt à leurs maux.

Lorsque ceux-là se retrouvent seuls, comme c’est le cas des ouvriers

 

de l’usine,

Ils sont peu nombreux les repentis que la raison et les remords

 

cuisinent.

Lorsque le poids de la honte d’avoir été dupés, d’avoir été complices

 

ou peureux ;

Sera bien trop lourd pour le porter encore en eux,

On agitera le chiffon rouge, on allumera d’autres feux,

Pour détourner vos regards, pour éloigner de vos yeux,

Le terrible drame qu’on a vu arriver,

Mais qu’on n’a pas eu le courage d’affronter.

Regardez là ! On autorise le mariage entre hommes !

Scandale ! Dans les rues, un millions de personnes.

Mais ici, une minorité accepte un recul de nos droits,

Et quand l’heure est si grave, dans la rue pas un chat.

Que s’est-il passé ? Où sont le partage et la solidarité ?

« Dans ma poche » dit le rentier, « et bientôt avec, la liberté !».

« Grâce à nous, grâce à nous, souvenez-vous de nous ô

 

gentil patron !»

« Je ne vous oublierais pas vendus, il me faut un paillasson,

A cheminer sur vos corps alignés, j’ai souillé mes souliers,

Je vous offre quelques places pour me les décrotter,

Mais elles sont chères, battez-vous, amusez-moi un peu»

Et les voilà qui s’insultent, se griffent, et se tirent la queue.

Elles sont bien loin de nous ces gueules d’ouvriers

Avec leurs mains si sales, pourquoi se tourmenter ?

Il y a bien pire dans le monde que ces usines qu’on ferme,

Alors pourquoi s’occuper d’eux ? Qu’ils les enferment !

On viole bien des femmes dans les rames de métro et les bus

 

bondés,

On préfère regarder son assiette que ces petits noirs au ventre

 

bombé.

« On a nos problème à nous, laissons le voisin se débrouiller,

Attendons que passe l’orage », fenêtres fermée, porte verrouillée.

Celui qui grelotte sous la pluie n’est guère plus qu’un songe,

Les yeux clos, on étouffe son image dans l’oubli et le mensonge.

Hélas on se réveille, l’orage est passé mais pas la nuée.

L’horreur nous attend dehors, tout n’est plus que cendres et fumée,

Il ne grelotte plus. Comme tant d’autres, il gît là, calciné.

Pendant qu’on dormait, il se faisait assassiner.

Hier il frappait à la porte et venait quémander,

Aujourd’hui, celui qui frappe vient vous arrêter.

On a extrait de nos forces des montagnes de richesses,

On fabrique des charrettes. On nous dit « monte !», on vous dit

 

« laisse-faire !»,

 

Mais demandez aux anciens pourquoi certains trains gémissaient ?

Quant une moitié de la France résistait pendant que l’autre se taisait.

S’ils n’étaient pas pleins d’hommes, de femmes et d’enfants ces

 

wagons ?

Si l’on ne remplissait pas avec leurs biens de pleines cassettes

 

d’Harpagon ?

Demandez aux anciens qui ont tant souffert, pourquoi ils se sont

 

sacrifiés ?

Si ce n’est pour ces droits qu’ils n’avaient pas et dont nous sommes

 

héritiers.

Ils nous les arrachent comme à ces abandonnés de tous, on

 

arrachait les dents,

On pensait-alors les déshabiller de leur dignité en leur ôtant leur

 

vêtements ?

Que font-ils de différents ces pilleurs de tombes ?

Ne complotent-t-ils pas contre nous dans l’ombre ?

En quoi le monde à bien pu changer si plus que jamais et encore,

Il y a toujours d’un coté les faible et de l’autre coté les forts ?

Si pour fabriquer un milliardaire de plus sous les cieux,

Il faut opprimer davantage des milliards de malheureux ?

Si pour mener à la mort et dans le calme les troupeaux,

On recrute et on forme des collabos et des kapos.

Camarades, ne laissons plus prospérer ces marchands de misère,

Condamnons le pourvoir, l’argent et leurs amours adultères.

Car de sinistre mémoire nous devrions savoir ô combien

Ces deux là accouplés, nous fabriquent des guerres avec rien !

Voilà ce qui ce passe, voici ce qui arrive camarades,

On vous appelle ailleurs quand ici ça pétarade.

C’est ce qui arrive toujours quand on extermine des gens,

On appelle ceux qui peuvent encore se battre à changer de camp.

On leur montre la voie avec des discours grandiloquents,

On leur dit qu’il y a plus important que la mort des indigents.

Que pour résoudre les problèmes il faut des gens sérieux,

Et qu’il faut accepter le mal quel qu’il soit, faute de mieux.

Que le bien n’existe pas, que c’est une utopie, qu’il faut être réaliste,

Que le pape lui-même démissionne, c’est dire si le monde est triste !

Et malgré leurs erreurs passées pour demain ils préviennent,

Au nom des morts, il faut voter pour eux quoi qu’il advienne,

Car il y a les élections qui arrivent à grand pas,

Et les morts, amis ! Les morts ne voteront pas.



                                           Les Métallos SICLI

 

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SICLI 2

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